Construction de la tour Début du XIVe siècle (≈ 1404)
Édification de la tour avec des fenêtres et archères caractéristiques de cette période.
Fin du XIVe siècle
Abandon possible
Abandon possible Fin du XIVe siècle (≈ 1495)
La tour aurait pu être abandonnée après la guerre de Cent Ans.
1837
Plan cadastral
Plan cadastral 1837 (≈ 1837)
Le plan cadastral n’indique plus que la tour.
XIXe siècle
Transformation en pigeonnier
Transformation en pigeonnier XIXe siècle (≈ 1865)
La tour a été transformée en pigeonnier tout en conservant ses structures d’origine.
Seconde moitié du XVIIIe siècle
Château en ruines
Château en ruines Seconde moitié du XVIIIe siècle (≈ 1875)
La carte de Cassini signale un hameau avec un château en ruines à Mescalprès.
29 octobre 1995
Classement historique
Classement historique 29 octobre 1995 (≈ 1995)
La tour a été classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour (cad. A 512) : classement par arrêté du 20 octobre 1995
Origine et histoire de la Tour médiévale de Mescalprès
La tour médiévale de Mescalprès se situe à Mescalprès, sur la commune de Saint-Martin-le-Redon (Lot, Occitanie). Son origine reste incertaine : aucun document ne permet de l’établir avec précision, mais les formes des fenêtres et des archères la rapprochent du début du XIVe siècle. Certaines hypothèses, fondées sur la dépendance de la paroisse aux Pestilhac et la proximité d’autres tours, suggèrent qu’elle pouvait participer à un dispositif défensif lié au castrum de Pestilhac, sans que cela soit confirmé. La tour était autrefois entourée d’une enceinte aujourd’hui disparue ; elle a peut‑être été abandonnée après la guerre de Cent Ans. La carte de Cassini de la seconde moitié du XVIIIe siècle signale un hameau avec un château en ruines à Mescalprès, tandis que le plan cadastral de 1837 n’indique plus que la tour. Transformée au XIXe siècle en pigeonnier, elle a cependant conservé ses structures d’origine et a été classée au titre des monuments historiques le 29 octobre 1995. De plan quadrangulaire et dépourvue de contreforts, la tour présente sur sa façade ouest trois archères en croix pattée et, en partie haute de la façade nord‑est, deux baies trilobées. Des arrachements montrent qu’un logis était adossé, et des traces de bâtiments accolés sont visibles sur les faces est et ouest. L’élévation comporte cinq niveaux (un sous‑sol, trois étages et un étage de combles) ; l’architecture allie des éléments défensifs, comme les archères, et des aménagements domestiques tels que cheminées, éviers et fenêtres. Le couronnement a été aménagé pour l’usage d’un colombier lors de sa transformation.