Occupation protohistorique VIIe siècle av. J.-C. (≈ 651 av. J.-C.)
Premières traces d'occupation sur le plateau de Malpas.
1245
Construction de la tour
Construction de la tour 1245 (≈ 1245)
Édification de la tour par l'évêque de Valence.
Fin du XIIe siècle
Fortification du site
Fortification du site Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Fortification du plateau et du village.
1627-1629
Guerres de Religion
Guerres de Religion 1627-1629 (≈ 1628)
Sièges successifs et victoire des armées royales.
1927
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1927 (≈ 1927)
La tour est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour penchée : inscription par arrêté du 31 mai 1927
Personnages clés
Henri II de Montmorency
Duc commandant les armées royales lors des sièges de 1627 à 1629.
Origine et histoire de la Tour penchée
La tour penchée de Soyons se trouve sur le plateau de Malpas, à 218 mètres d'altitude, dominant la commune, les rives du Rhône et l'agglomération valentinoise. Le site est occupé de façon intermittente depuis l'époque protohistorique, vers le VIIe siècle av. J.-C., et les Segovellauni y établirent un oppidum successivement détruit et reconstruit. Après un abandon, le plateau et le village sont fortifiés à la fin du XIIe siècle. La tour aurait été édifiée en 1245 par l'évêque de Valence pour protéger l'abbaye de Soyons. Lors des guerres de Religion, le lieu est occupé par les protestants ; plusieurs sièges se succèdent à partir de 1627 jusqu'au dernier siège de 1629, qui se conclut par la victoire des armées royales commandées par le duc Henri II de Montmorency. Après la prise, les fortifications du village et du plateau sont démolies, à l'exception de cette tour, inscrite au titre des monuments historiques en 1927. De plan quadrangulaire, l'édifice comporte trois niveaux ; les premier et deuxième niveaux étaient voûtés. Sa construction remonte à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle. L'inclinaison marquée de la tour résulte des démolitions inachevées qui ont fragilisé sa base ; des travaux de consolidation récents, visibles par des parties plus claires, en réduisent aujourd'hui l'effet dramatique. Des informations complémentaires sont accessibles dans la base Mérimée, sur Wikimedia Commons et via les portails régionaux et thématiques consacrés aux monuments historiques et aux tours penchées.