Frise chronologique
1880 ou 1881
Construction de la tour
Construction de la tour
1880 ou 1881 (≈ 1881)
Premier monument en béton coffré à grande échelle.
1943
Installation d'une lanterne allemande
Installation d'une lanterne allemande
1943 (≈ 1943)
Poste d’observation pour le Mur de l’Atlantique.
1949
Don au Collège Saint-Joseph
Don au Collège Saint-Joseph
1949 (≈ 1949)
Réunion des propriétés rivales sous contrôle ecclésiastique.
8 octobre 1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
8 octobre 1984 (≈ 1984)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Rivalland (cad. BH 312) : inscription par arrêté du 8 octobre 1984
Personnages clés
| Gustave Rivalland - Ancien officier de marine et commanditaire |
Conçut la tour en 1880-1881, franc-maçon. |
| Baron-Latouche - Gendre de Rivalland (mari de sa fille) |
Aristocrate clérical, père du donateur de 1949. |
| Pierre Baron-Latouche - Petit-fils de Rivalland |
Dona la tour au Collège Saint-Joseph. |
Origine et histoire
La tour Rivalland, construite en 1880 ou 1881 à Fontenay-le-Comte par Gustave Rivalland, ancien officier de marine et franc-maçon, est l’un des premiers monuments en béton coffré à grande échelle. Sa structure octogonale, surmontée d’une cage de Faraday, et ses décors (roses, licornes, étoiles) évoquent des symboles maçonniques et des influences extrême-orientales. Son emplacement en haut de la ville, face à l’église Notre-Dame, suggère une rivalité symbolique avec le clergé.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes transformèrent la cage de Faraday en poste d’observation pour surveiller le Mur de l’Atlantique. En 1943, une lanterne y fut installée sur ordre des autorités nazies. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1984, illustre aussi une ironie de l’histoire : la fille de Rivalland épousa un aristocrate clérical, et leur fils offrit la tour au Collège Saint-Joseph en 1949, réunissant ainsi deux propriétés autrefois rivales sous contrôle ecclésiastique.
Architecturalement, la tour combine un soubassement en pierre de taille et une structure en béton à huit niveaux, accessible par un escalier extérieur. Les matrices cadastrales confirment sa construction en 1881, soulignant son caractère pionnier dans l’usage du béton (non armé). Les mosaïques et la disposition des ouvertures reflètent des références ésotériques et maçonniques, bien que Rivalland n’ait jamais été affilié à une loge. La tour forme un ensemble avec une maison voisine, construite en 1883 au 40 rue Nicolas Rapin.
Aujourd’hui propriété d’une association, la tour Rivalland témoigne d’un héritage à la fois technique, symbolique et historique. Son inscription en 1984 et sa localisation précise (40 bis rue Nicolas Rapin) en font un monument emblématique de Fontenay-le-Comte, alliant innovation architecturale et récits contrastés, de la rivalité maçonnerie/église à son rôle involontaire pendant l’Occupation.