Fondation du couvent des Ursulines 1627 (≈ 1627)
Création du couvent à Loches.
1803
Création de la paroisse Saint-Antoine
Création de la paroisse Saint-Antoine 1803 (≈ 1803)
Nécessite un nouveau lieu de culte.
1809-1812
Réaménagement du couvent en église
Réaménagement du couvent en église 1809-1812 (≈ 1811)
Ouverture au culte en 1812.
1823-1840
Construction d'une chapelle latérale
Construction d'une chapelle latérale 1823-1840 (≈ 1832)
Agrandissement de l'édifice.
1836
Construction du clocher
Construction du clocher 1836 (≈ 1836)
Ajout à l'entrée de la nef.
2006
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2006 (≈ 2006)
Protection de l'église en totalité.
2010
Restauration et ajout d'une galerie
Restauration et ajout d'une galerie 2010 (≈ 2010)
Modernisation de l'espace d'exposition.
2019
Protection de six tableaux
Protection de six tableaux 2019 (≈ 2019)
Inscription à la base Palissy.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AX 165) : inscription par arrêté du 21 décembre 2006
Personnages clés
Abbé Château - Collecteur de fonds
Acheta les bâtiments du couvent.
Murisson - Architecte
Conçut l'enveloppe de l'église.
Julien-Léopold Lobin - Vitrailliste
Réalisa les vitraux de l'église.
Origine et histoire de la Tour Saint-Antoine
La tour Saint-Antoine de Loches est le dernier vestige du couvent des Ursulines, fondé en 1627 dans la ville basse de Loches. Ce couvent, fermé pendant la Révolution française, fut racheté au début du XIXe siècle grâce à des dons de fidèles collectés par l'abbé Château. Ses bâtiments, notamment le réfectoire et le dortoir, furent réaménagés pour créer l'église paroissiale Saint-Antoine, ouverte au culte en 1812. L'architecte Murisson conçut l'enveloppe de l'édifice entre 1810 et 1812, en conservant des structures du XVIIe siècle.
L'église fut progressivement aménagée après son ouverture : une chapelle fut édifiée entre 1823 et 1840, et le clocher fut construit en 1836. En 2006, l'édifice fut inscrit à l'inventaire des monuments historiques, et une restauration générale fut entreprise en 2010. À cette occasion, une galerie d'exposition fut ajoutée contre le flanc ouest de la nef, pour y présenter des œuvres d'art initialement conservées dans l'église.
L'église Saint-Antoine se distingue par son architecture atypique, ne respectant pas l'orientation traditionnelle est-ouest. Sa nef rectangulaire, prolongée par un chœur carré, est encadrée de deux chapelles latérales. Le décor intérieur inclut des boiseries en chêne plaqué d'acajou et des vitraux réalisés par l'atelier du vitrailliste Julien-Léopold Lobin. Six tableaux, datant des XVIIe et XVIIIe siècles et inspirés d'artistes comme Van Dyck ou Le Brun, sont protégés au titre des objets mobiliers.
La tour Saint-Antoine tire son nom d'une chapelle disparue, située plus à l'est dans la ville basse de Loches. Cette chapelle, contiguë à la tour, avait donné son vocable à la nouvelle paroisse créée en 1803. L'église actuelle, située place de Mazerolles, est bordée par des rues historiques comme la rue Descartes, anciennement appelée « rue du Cimetière » sur le cadastre napoléonien de 1826.
Le couvent des Ursulines, fondé au XVIIe siècle, jouait un rôle éducatif et religieux dans la région avant sa fermeture révolutionnaire. Son réaménagement en église paroissiale au XIXe siècle reflète les besoins cultuels de la population lochoise, alors en expansion dans la ville basse. Les dons des fidèles et l'ingéniosité architecturale ont permis de transformer un édifice conventuel en un lieu de culte toujours en activité aujourd'hui.