Construction initiale 1416 (≈ 1416)
Date présumée de la tour d'artillerie.
1710
Prise par les Autrichiens
Prise par les Autrichiens 1710 (≈ 1710)
Brèche dans les fortifications.
XVIIe siècle (1670)
Consolidation par Vauban
Consolidation par Vauban XVIIe siècle (1670) (≈ 1750)
Renforcement après siège espagnol.
début XVIIIe siècle
Nomination actuelle
Nomination actuelle début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Associée à saint Ignace de Loyola.
24 février 1969
Classement monument historique
Classement monument historique 24 février 1969 (≈ 1969)
Inscription à l'inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Saint-Ignace (ancienne) (cad. NON CADASTRE) : inscription par arrêté du 24 février 1969
Personnages clés
Vauban - Ingénieur militaire
Consolide la tour en 1670.
Saint Ignace de Loyola - Fondateur des Jésuites
Inspire le nom de la tour.
Origine et histoire de la Tour Saint-Ignace
La Tour Saint-Ignace est un édifice militaire construit au XIVe siècle comme tour d'artillerie pour renforcer les fortifications de Béthune. Datant probablement de 1416, elle servait initialement de poudrière et abritait une salle de garde voûtée ajoutée au XVIe siècle. Cette structure défensive, typique du Moyen Âge tardif, illustre l’importance stratégique de Béthune, souvent convoitée lors des conflits régionaux.
Au XVIIe siècle, la tour joue un rôle clé lors des sièges successifs. En 1670, Vauban, ingénieur militaire de Louis XIV, la consolide pour en faire une place forte après le siège espagnol. Cependant, en 1710, les Autrichiens percent les défenses, conduisant à la capitulation française. Ces événements marquent le déclin des fortifications, dont ne subsistent aujourd’hui que la Tour Saint-Ignace et le bastion Saint-Pry.
Le nom de la tour trouve son origine au début du XVIIIe siècle, en référence au collège de Jésuites voisin, fondé par l’ordre religieux de saint Ignace de Loyola. Au fil des siècles, l’édifice a connu diverses fonctions : magasin à poudre, chapelle, et même château d’eau. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques en 1969 témoigne de sa valeur patrimoniale, comme dernier vestige des remparts de Béthune.
Située en plein centre-ville, à l’angle des rues du 11 Novembre et Édouard Herriot, la tour appartient aujourd’hui à la commune. Son architecture reflète les adaptations successives liées aux guerres et aux besoins urbains, tout en conservant des éléments médiévaux comme sa salle voûtée. Les sources historiques, dont les travaux de V. Deloffre (1999), soulignent son importance dans l’histoire militaire et urbaine de l’Artois.