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Tour Saint-Ignace de Béthune dans le Pas-de-Calais

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour Saint-Ignace de Béthune

  • 2 Rue du Président-Herriot
  • 62400 Béthune
Tour Saint-Ignace de Béthune
Tour Saint-Ignace de Béthune
Crédit photo : Magnus the Great - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
62400 Béthune, 2 Rue du Président-Herriot

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1416
Construction initiale
1710
Prise par les Autrichiens
XVIIe siècle (1670)
Consolidation par Vauban
début XVIIIe siècle
Nomination actuelle
24 février 1969
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour Saint-Ignace (ancienne) (cad. NON CADASTRE) : inscription par arrêté du 24 février 1969

Personnages clés

Vauban - Ingénieur militaire Consolide la tour en 1670.
Saint Ignace de Loyola - Fondateur des Jésuites Inspire le nom de la tour.

Origine et histoire de la Tour Saint-Ignace

La Tour Saint-Ignace est un édifice militaire construit au XIVe siècle comme tour d'artillerie pour renforcer les fortifications de Béthune. Datant probablement de 1416, elle servait initialement de poudrière et abritait une salle de garde voûtée ajoutée au XVIe siècle. Cette structure défensive, typique du Moyen Âge tardif, illustre l’importance stratégique de Béthune, souvent convoitée lors des conflits régionaux.

Au XVIIe siècle, la tour joue un rôle clé lors des sièges successifs. En 1670, Vauban, ingénieur militaire de Louis XIV, la consolide pour en faire une place forte après le siège espagnol. Cependant, en 1710, les Autrichiens percent les défenses, conduisant à la capitulation française. Ces événements marquent le déclin des fortifications, dont ne subsistent aujourd’hui que la Tour Saint-Ignace et le bastion Saint-Pry.

Le nom de la tour trouve son origine au début du XVIIIe siècle, en référence au collège de Jésuites voisin, fondé par l’ordre religieux de saint Ignace de Loyola. Au fil des siècles, l’édifice a connu diverses fonctions : magasin à poudre, chapelle, et même château d’eau. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques en 1969 témoigne de sa valeur patrimoniale, comme dernier vestige des remparts de Béthune.

Située en plein centre-ville, à l’angle des rues du 11 Novembre et Édouard Herriot, la tour appartient aujourd’hui à la commune. Son architecture reflète les adaptations successives liées aux guerres et aux besoins urbains, tout en conservant des éléments médiévaux comme sa salle voûtée. Les sources historiques, dont les travaux de V. Deloffre (1999), soulignent son importance dans l’histoire militaire et urbaine de l’Artois.

Liens externes

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