Frise chronologique
1723
Création de l'impôt sur le sel
Création de l'impôt sur le sel
1723 (≈ 1723)
Arrêté du Conseil du Roi taxant le sel transitant par le Rhône.
1737
Construction de la tour
Construction de la tour
1737 (≈ 1737)
Édifiée par l’ingénieur Philippe Jacques et trois maçons.
1772
Éloignement de l'embouchure
Éloignement de l'embouchure
1772 (≈ 1772)
Le Rhône s’éloigne de plusieurs centaines de mètres.
1792-1799
Période révolutionnaire
Période révolutionnaire
1792-1799 (≈ 1796)
Devenue *tour des Embouchures*, refuge pour révolutionnaires arlésiens.
1872
Fin de l'occupation militaire
Fin de l'occupation militaire
1872 (≈ 1872)
Passage sous le contrôle des Ponts-et-Chaussées.
1942
Classement monument historique
Classement monument historique
1942 (≈ 1942)
Inscription par arrêté du 18 novembre.
1973
Réaffectation municipale
Réaffectation municipale
1973 (≈ 1973)
Devenue office de tourisme et lieu culturel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Saint-Louis : inscription par arrêté du 18 novembre 1942
Personnages clés
| Philippe Jacques - Ingénieur militaire |
Concepteur des plans de la tour. |
| Guillaume Pillier - Maître maçon |
Constructeur avec Richard Peyre et Gaspard Brunet. |
| Richard Peyre - Maître maçon |
Constructeur avec Guillaume Pillier et Gaspard Brunet. |
| Gaspard Brunet - Maître maçon |
Constructeur avec Guillaume Pillier et Richard Peyre. |
| M. de Vacquières - Subdélégué de l'Intendant de Provence |
Commanditaire de la construction en 1737. |
Origine et histoire
La tour Saint-Louis fut construite en 1737 à Port-Saint-Louis-du-Rhône, dans les Bouches-du-Rhône, grâce à un impôt sur le sel instauré en 1723 par un arrêté du Conseil du Roi. Cet impôt taxait le sel transitant par le Rhône vers des provinces comme le Rouergue, l’Auvergne ou la Provence. La tour, initialement située à l’embouchure du fleuve, servait de poste de garde, de phare et de refuge pour les riverains. Elle s’inscrivait dans un réseau de tours le long du Rhône, conçues pour surveiller le trafic fluvial et protéger les populations locales.
L’évolution naturelle du littoral éloigna progressivement la tour de l’embouchure : dès 1772, elle se trouvait à plusieurs centaines de mètres du fleuve, et aujourd’hui, près de 7 km la séparent du Rhône. La tour, de base carrée (9,65 m de côté) et haute de 15 m, fut conçue par l’ingénieur militaire Philippe Jacques et construite par trois maçons locaux, Guillaume Pillier, Richard Peyre et Gaspard Brunet. Ses matériaux, du calcaire de Beaucaire et Fontvieille, et son architecture fortifiée (toit-terrasse, mâchicoulis) reflètent son usage défensif et utilitaire.
Sous la Révolution, la tour fut rebaptisée tour des Embouchures et servit de refuge à une section révolutionnaire arlésienne. Rendue à son nom d’origine après 1799, elle fut occupée par le génie militaire jusqu’en 1872, puis par les Ponts-et-Chaussées jusqu’en 1973. Depuis, la municipalité l’a transformée en office de tourisme (rez-de-chaussée), en musée ornithologique dédié à la Camargue (1er étage) et en espace d’expositions temporaires (2e étage). Classée monument historique en 1942, elle symbolise l’adaptation du patrimoine à des usages contemporains.