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Frise chronologique
XIe-XIIe siècles
Construction de l'église et de la tour
Construction de l'église et de la tour
XIe-XIIe siècles (≈ 1250)
Période romane, église Saint-Blaise édifiée.
vers 1833
Destruction de la nef
Destruction de la nef
vers 1833 (≈ 1833)
Seule la tour-porche subsiste.
1873
Modification de la toiture
Modification de la toiture
1873 (≈ 1873)
Remplacement par une terrasse crénelée.
6 décembre 1898
Classement monument historique
Classement monument historique
6 décembre 1898 (≈ 1898)
Protection officielle de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour sur le Gloeckelsberg : classement par arrêté du 6 décembre 1898
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La tour du Gloeckelsberg, située à Blaesheim dans le Bas-Rhin, est un vestige médiéval des XIe et XIIe siècles. Elle constituait autrefois le porche d’une église paroissiale dédiée à Saint-Blaise, détruite vers 1833. Ce monument, classé depuis 1898, domine la colline locale (198 m d’altitude) et témoigne d’une architecture romane, bien que sa toiture ait été modifiée en 1873 pour adopter une terrasse crénelée en brique.
À l’origine, la tour était rattachée à une nef de 24 mètres de long, démolie après la guerre de Trente Ans. Quatre chapiteaux sculptés (animaux monstrueux, sirènes, palmettes) et trois colonnes, datés vers 1100, furent sauvés et transférés au musée de l’Œuvre Notre-Dame à Strasbourg. Le linteau d’entrée, aujourd’hui martelé, représentait probablement un agneau mystique, tandis que l’arc en plein cintre vers la nef arbore deux figures nues.
Le site, haut lieu du paganisme romain lors de la christianisation, conserve des traces de son passé religieux. Des baies géminées subsistent sous la terrasse actuelle. La tour, propriété communale, est accessible via la rue de la Montagne. Son histoire reflète les transformations architecturales et culturelles de l’Alsace médiévale, entre héritage romain et art roman.
Les éléments décoratifs déposés à Strasbourg, comme les chapiteaux aux motifs stylisés, illustrent l’influence artistique de l’époque. La destruction partielle de l’église au XIXe siècle et les remaniements ultérieurs (toiture en 1876) soulignent les défis de préservation du patrimoine alsacien. Aujourd’hui, la tour se dresse comme un témoin silencieux de ce passé complexe.