Projet initial 1683 (≈ 1683)
Vauban conçoit la tour sur ordre de Louis XIV.
1694
Siège anglais
Siège anglais 1694 (≈ 1694)
La tour résiste à une attaque.
1696
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1696 (≈ 1696)
Fin de la construction.
18 septembre 1907
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 18 septembre 1907 (≈ 1907)
Protection officielle de l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Vauban (cad. AD 56) : classement par arrêté du 18 septembre 1907
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire et marquis
Concepteur de la tour.
Louis XIV - Roi de France
Commanditaire des fortifications.
Origine et histoire de la Tour Vauban
La tour Vauban de Camaret-sur-Mer fut projetée en 1683 et achevée en 1696 sous la direction de Sébastien Le Prestre de Vauban, marquis et ingénieur militaire. Commandée par Louis XIV après des craintes d’une attaque anglaise sur Brest, elle s’inscrit dans un ensemble de fortifications côtières destinées à renforcer la défense du port. L’édifice adopte une forme hexagonale, avec des salles voûtées en granit et une batterie semi-circulaire en contrebas. Ses murs extérieurs, revêtus d’un ciment rouge, furent construits avec des pierres prélevées dans le port.
En 1694, la tour soutint un siège contre les Anglais, démontrant son rôle stratégique. Le système défensif inclut un fossé inondable par la marée, un four à boulets rouges et un corps de garde protégeant l’accès via un pont-levis. Les pierres des murs du fossé, non cimentées, permettent à l’eau de circuler librement. Classée Monument Historique en 1907, la tour est aujourd’hui propriété de la commune de Camaret-sur-Mer, dans le Finistère.
L’ouvrage illustre l’ingéniosité de Vauban, combinant innovation architecturale et adaptation au terrain. Son emplacement sur la presqu’île de Crozon en fait un témoin clé des conflits maritimes de la fin du XVIIe siècle en Bretagne. Les matériaux locaux (granit, pierres du port) et les techniques de construction reflètent les ressources et savoir-faire de l’époque, tout en répondant aux impératifs militaires de rapidité et de solidité.