Frise chronologique
1484-1486
Construction de la tour
Construction de la tour
1484-1486 (≈ 1485)
Sur ordre de Guy de Blanchefort.
1482-1488
Emprisonnement de Djem
Emprisonnement de Djem
1482-1488 (≈ 1485)
Exil forcé du prince ottoman.
1911
Classement monument historique
Classement monument historique
1911 (≈ 1911)
Protection officielle de l'État.
juillet 1943
Déportation de familles juives
Déportation de familles juives
juillet 1943 (≈ 1943)
Internement avant Auschwitz.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (restes du) : classement par arrêté du 2 juin 1911
Personnages clés
| Osmanli Djem (Zizim) - Prince ottoman |
Prisonnier politique entre 1482 et 1488. |
| Pierre d'Aubusson - Grand maître des Hospitaliers |
Ordonna l'emprisonnement de Djem. |
| Guy de Blanchefort - Commanditaire de la tour |
Responsable de sa construction. |
Origine et histoire
La tour Zizim a été construite entre 1484 et 1486 à Bourganeuf, dans l'actuelle Creuse (Nouvelle-Aquitaine), sur ordre de Guy de Blanchefort. Elle fait partie des vestiges du château des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, édifié vers 1150. Son nom provient du prince ottoman Osmanli Djem, surnommé Zizim par les Occidentaux, fils de Mahomet II. Ce dernier, vaincu par son frère Bajazet II, se livra en 1482 à Pierre d'Aubusson, grand maître de l'ordre, qui l'enferma dans cette tour jusqu'en 1488.
La tour, de forme ronde avec sept étages voûtés et des murs de 2,80 m d'épaisseur, servit aussi de prison pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands y incarcérèrent des résistants et, en juillet 1943, des familles juives avant leur déportation à Auschwitz. Une plaque commémorative leur rend hommage dans la ville. Classée monument historique en 1911, elle abrite aujourd'hui des objets issus de fouilles gallo-romaines locales.
Architecturalement, la tour se distingue par son escalier en colimaçon et sa charpente sommitale. Elle symbolise le rôle stratégique de Bourganeuf, ancien chef-lieu de la Langue d'Auvergne au sein de l'ordre de Malte. Parmi les trois tours subsistantes du château, elle est la plus emblématique, associée à un épisode des tensions entre Empires ottoman et chrétien à la fin du XVe siècle.