Frise chronologique
1882
Création de la première tournerie
Création de la première tournerie
1882 (≈ 1882)
Fondation par les frères Francillon à Saint-Même-le-Haut.
1905
Construction de la tournerie actuelle
Construction de la tournerie actuelle
1905 (≈ 1905)
Création par Jean, Pierre, François Francillon et Jean-Joseph.
janvier 1906
Autorisation hydraulique obtenue
Autorisation hydraulique obtenue
janvier 1906 (≈ 1906)
Dérivation du Guiers-Vif pour la roue à aubes.
11 septembre 2015
Classement monument historique
Classement monument historique
11 septembre 2015 (≈ 2015)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tournerie de bois de Saint-Même, sise à Saint-Même-le-Bas : la tournerie en totalité, ainsi que la totalité de son système hydraulique, soit le bief en totalité de la prise d'eau à la conduite forcée (cad. B 300 à 304), sa vannerie, ses bâtiments, les matériels, ainsi que les parcelles d'assiette B 300 et B 301 : inscription par arrêté du 11 septembre 2015
Personnages clés
| Jean Francillon - Co-fondateur |
Un des trois frères à l’origine de la tournerie. |
| Pierre Francillon - Co-fondateur |
Demandeur de la déviation du Guiers-Vif en 1905. |
| François Francillon - Co-fondateur |
Membre de la famille artisanale active depuis 1882. |
| Jean-Joseph Francillon - Co-fondateur (neveu) |
Associé aux trois frères pour la tournerie de 1905. |
Origine et histoire
La tournerie de Saint-Même d'en Bas, installée en 1905 dans la commune de Saint-Pierre-d'Entremont (Isère), est un témoignage rare de l’artisanat hydraulique du début du XXe siècle. Fondée par trois frères Francillon (Jean, Pierre, François) et leur neveu Jean-Joseph, elle succède à une première tournerie créée en 1882 à Saint-Même-le-Haut par les quatre frères Francillon. Spécialisée dans la fabrication de boîtes pour l’élixir des Pères Chartreux, d’étuis pharmaceutiques et de parfumerie, elle utilise l’énergie du Guiers-Vif via une roue à aubes, puis une turbine.
L’atelier, construit en bois, conserve son système hydraulique d’origine, incluant un bief, une vannerie et un treuil extérieur pour tirer les grumes depuis la forêt voisine. En 1906, après l’autorisation de dériver les eaux du Guiers-Vif obtenue en janvier, la production s’étend aux gourdes et étuis à outils, employant trois à quatre ouvriers. Un second atelier « moderne », dédié à la menuiserie, est érigé à proximité au XXe siècle, illustrant l’évolution des techniques.
Classée monument historique depuis le 11 septembre 2015, la tournerie est labellisée Patrimoine en Isère et ouverte au public lors des Journées du Patrimoine. Son état de conservation in situ en fait un exemple unique en France d’artisanat hydraulique lié à la transformation du bois. La limite départementale entre Isère et Savoie, marquée par le Guiers-Vif, ajoute une singularité géographique au site, situé près du hameau de Saint-Même-le-Bas.
Les archives révèlent que la famille Francillon, déjà active dans la tournerie à Saint-Même-le-Haut, a su adapter sa production aux besoins industriels de l’époque, notamment pour les secteurs pharmaceutique et cosmétique. Le site, toujours visible aujourd’hui, comprend les bâtiments originaux, les machines, et les parcelles hydrauliques (B 300 à B 304), protégées par l’arrêté d’inscription de 2015.