Tours Bro-Erec'h de Hennebont dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tours Bro-Erec'h de Hennebont

  • Rue de la Prison
  • 56700 Hennebont
Tours Bro-Erech de Hennebont
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Tours Bro-Erech de Hennebont
Crédit photo : Monstruosator - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1342
Siège pendant la guerre de Cent Ans
Seconde moitié du XIIIe siècle
Construction initiale
1644
Transformation en prison
1746
Emprisonnement de Marion du Faouët
1910
Transformation en musée
10 juin 1916
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte-prison, avec les tours qui la flanquent (cad. AV 59) : classement par arrêté du 10 juin 1916

Personnages clés

Jean Ier le Roux Duc de Bretagne ayant édifié les tours et les remparts au XIIIe siècle.
Marion du Faouët Brigande célèbre ayant été emprisonnée dans les tours en 1746.
Hanvigen Amant de Marion du Faouët, emprisonné en 1743.
Pierre Le Livec Geôlier soudoyé par Marion du Faouët pour permettre une évasion.

Origine et histoire des Tours Bro-Erec'h

La Porte-prison, anciennement porte de Broérech, et les tours Bro-Erec'h forment le cœur historique d'Hennebont, proche de la basilique Notre-Dame-de-Paradis. Ouvrant les remparts de la ville close, l'ouvrage se compose d'une porte flanquée de deux grosses tours dont la partie supérieure a été remaniée au-dessus des mâchicoulis. Les tours et leurs remparts furent édifiés dans la seconde moitié du XIIIe siècle par le duc de Bretagne Jean Ier le Roux. Elles subirent plusieurs sièges au début de la guerre de Cent Ans, notamment en 1342 pendant la guerre de succession de Bretagne (épisode de Jeanne la Flamme). Dès la fin du XVIe siècle, elles perdirent progressivement leur rôle défensif : les fossés furent comblés et des constructions apparurent hors des murs. À partir de 1644, les tours servirent de prison et accueillirent leurs premiers prisonniers, 46 Espagnols. La « brigande » Marion du Faouët y aurait été enfermée en 1746; son amant Hanvigen, arrêté puis emprisonné en 1743, figure aussi parmi les détenus; Marion réussit à soudoyer le geôlier Pierre Le Livec afin de permettre l'évasion de son amant et de ses complices. Un document de 1791 indique que la prison pouvait contenir 199 personnes au total, dont sept dans chacun des deux cachots. Dans les années 1810, l'Empire y envoya des bagnards venus de Brest pour creuser le canal du Blavet; la prison devint ensuite un centre de transfert pour des détenus de droit commun. L'usage carcéral déclina ensuite et, à partir de 1910, les tours furent transformées en musée et largement restaurées. Les tours sont classées au titre des monuments historiques depuis le 10 juin 1916. Le musée présente la culture bretonne du Néolithique à la Seconde Guerre mondiale et retrace l'histoire de la ville d'Hennebont. Ce petit musée, qui avait brûlé en 1944 lors du bombardement de la ville, expose des costumes bretons, de la faïence de Quimper et des objets médiévaux ; le mobilier en bois actuel ainsi que les vêtements proviennent d'acquisitions récentes. Parmi les pièces présentées figurent des buffets et vaisseliers ainsi que des meubles domestiques tels que lit-clos, banc-coffre, bancs et berceaux.

Liens externes