Crédit photo : Eneko Astigarraga - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
66230 Lamanère, Tours de Cabrenç
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Première mention du château (source controversée)
XIIIe siècle
Période de construction attestée
Période de construction attestée XIIIe siècle (≈ 1350)
Éléments architecturaux datés (Monumentum)
1667-1675
Destruction par Vauban
Destruction par Vauban 1667-1675 (≈ 1671)
Représailles contre les Angelets
5 décembre 1988
Classement Monument historique
Classement Monument historique 5 décembre 1988 (≈ 1988)
Tour médiane et vestiges du château
17 mars 1994
Nouveau classement
Nouveau classement 17 mars 1994 (≈ 1994)
Protection de la tour Nord
2024
Illumination pour JO Paris
Illumination pour JO Paris 2024 (≈ 2024)
Une des 14 tours sélectionnées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour médiane et vestiges du château appelé Tours de Cabrenc (cad. Serralongue C 868, 870) : classement par arrêté du 5 décembre 1988 ; Tour Nord de Cabrenc (cad. Serralongue C 887, 889 ; Lamanère B 342) : classement par arrêté du 17 mars 1994
Personnages clés
Vauban - Ingénieur militaire
Ordonna la destruction en 1667-1675
Angelets - Révoltés catalans
Soulèvement contre l’autorité française
Origine et histoire des Tours de Cabrenç
Les tours de Cabrenc, aussi appelées château de Cabrenç, forment un ensemble médiéval en ruines situé à la frontière des communes de Serralongue et Lamanère, dans le Haut-Vallespir (Pyrénées-Orientales). Construit au XIe siècle selon certaines sources mais avec des éléments datés du XIIIe siècle, ce château était organisé autour de trois tours distinctes : une tour à signaux (1287 m), une tour médiane abritant une garnison (1320 m), et les vestiges d’une demeure seigneuriale (1338 m). Une chapelle dédiée à saint Michel, aujourd’hui disparue, complétait l’ensemble. Le site, accessible par un sentier depuis Lamanère, offrait un point de surveillance stratégique pour signaler les invasions par des fumigènes.
Le château fut détruit en 1667-1675 sur ordre de Vauban, en représailles contre la révolte catalane des Angelets, un soulèvement anti-français mené par les paysans et artisans locaux. Les ruines, classées Monument historique en 1988 (tour médiane et vestiges) puis en 1994 (tour Nord), témoignent de son architecture défensive complexe : enceintes successives, fossés, et meurtrières protégeant les accès. La tour Nord, polygonale à l’extérieur et quadrangulaire à l’intérieur, conserve trois niveaux voûtés en berceau brisé, tandis que la tour centrale résulte de l’agrandissement d’un bâtiment préexistant.
Aujourd’hui propriété des communes, le site reste un symbole du patrimoine militaire médiéval et catalan. Il a été mis en valeur récemment en 2024, lors du passage de la flamme olympique, parmi 14 tours illuminées pour l’événement. Les vestiges, bien que partiels, permettent d’imaginer l’organisation hiérarchisée du château : plateforme sommitale pour la chapelle, enceinte supérieure, et salle voûtée à l’extrémité nord. L’absence de restauration majeure préserve son authenticité, tout en limitant l’accessibilité à une randonnée pédestre depuis Lamanère (environ 2 heures).