Tours de Cabrenc (également sur commune de Lamanère) à Lamanère dans les Pyrénées-Orientales

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tours de Cabrenc (également sur commune de Lamanère)

  • Tours de Cabrenç
  • 66230 Serralongue
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Tours de Cabrenç de Lamanère
Crédit photo : Eneko Astigarraga - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
1667-1675
Destruction par Vauban
1988
Classement Monument historique
1994
Classement Monument historique
2024
Illumination pour les JO
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour médiane et vestiges du château appelé Tours de Cabrenc (cad. Serralongue C 868, 870) : classement par arrêté du 5 décembre 1988 ; Tour Nord de Cabrenc (cad. Serralongue C 887, 889 ; Lamanère B 342) : classement par arrêté du 17 mars 1994

Personnages clés

Vauban Ingénieur militaire ayant ordonné la destruction du château.
Julie Vivier Auteure du Guide des Pyrénées romanes.
Sylvain Lapique Auteur du Guide des Pyrénées romanes.
Lluís Basseda Spécialiste en toponymie ayant étudié le site.
Alexandre-Félix Ratheau Auteur d'un article sur le site dans le Bulletin monumental.
Saint Michel Saint patron de la chapelle du château.

Origine et histoire des Tours de Cabrenç

Les tours de Cabrenç, ou château de Cabrenç, forment un ensemble médiéval en ruines situé à la limite des communes de Lamanère et Serralongue, en Haut‑Vallespir (Pyrénées‑Orientales). Le site s'étire le long d'une arête granitique et se compose essentiellement de trois constructions occupant ses sommets. Au nord se dresse une tour au plan polygonal à l'extérieur et quadrangulaire à l'intérieur, élevée de trois niveaux voûtés en berceau brisé. Cette tour est entourée des vestiges d'une chemise à peu près circulaire, soulignée par un fossé. La tour centrale présente un plan plus complexe : une tour polygonale semble avoir été complétée par l'adjonction au sud‑est d'un bâtiment quadrangulaire sur un édifice polygonal préexistant. La porte de l'enceinte y est défendue par une série de meurtrières. Au sud, une plateforme sommitale plus large a permis l'implantation de constructions plus étendues ; sur le flanc sud‑ouest subsiste un mur au tracé polygonal dans lequel le vestige de la porte d'entrée est encore apparent. Cette première enceinte se termine par une plateforme au nord‑est. Au‑dessus de cet ensemble, le tracé de l'enceinte supérieure est visible sur la crête et, en son centre, se trouvent les vestiges d'une construction qui semble avoir été la chapelle. Une salle voûtée, dont il ne reste que le mur nord, occupe l'extrémité nord du site. Perché sur un éperon rocheux dominant les vallées, le château comportait trois tours et une chapelle dédiée à saint Michel, dont subsistent quelques ruines. Il est accessible à pied depuis Lamanère par un sentier balisé d'environ deux heures de marche. La tour à signaux, dans laquelle on peut monter, est située à 1 287 m et permettait d'émettre des signaux de fumée en cas d'invasion par le sud ; la tour médiane est à 1 320 m et abritait une petite garnison, et le château, presque entièrement ruiné, se situe à 1 338 m et constituait la demeure seigneuriale. Construit au XIe siècle, il a été détruit par Vauban en représailles à la révolte catalane des Angelets (1667‑1675). Le site a été classé Monument historique : la tour médiane et les ruines en 1988, puis la tour nord en 1994. La tour fait partie des quatorze tours illuminées lors du passage de la flamme olympique des Jeux de 2024.

Liens externes