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Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle en Corrèze

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle

  • Merle
  • 19220 Saint-Geniez-ô-Merle
Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
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Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
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Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
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Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
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Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
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Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
Tours de Merle à Saint-Geniez-ô-Merle
Crédit photo : Stéfan Le Dû - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
19220 Saint-Geniez-ô-Merle, Merle

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
Fin XIe siècle
Première famille éponyme
1219
Première mention écrite
1371
Siège anglais
XIVe siècle
Apogée démographique
1475
Prospérité post-conflit
1574–1576
Guerres de Religion
30 juillet 1927
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Merle (restes) : classement par arrêté du 30 juillet 1927

Personnages clés

Famille de Merle - Lignage fondateur Coseigneurs originels, divisés en plusieurs branches.
Aymeric de Pesteil - Seigneur par alliance Époux d’Hélis de Merle (XIIIe siècle).
Famille de Carbonnières - Coseigneurs dominants Reçoivent hommages des autres familles.
Fulcon de Merle - Propriétaire attesté Maison datée de 1365 sur le site.

Origine et histoire des Tours de Merle

Les Tours de Merle forment un castrum médiéval, ensemble de maisons fortes et tours érigées entre les XIIe et XVIe siècles sur un éperon rocheux dominant la Maronne, à Saint-Geniez-ô-Merle (Corrèze, Nouvelle-Aquitaine). Ce site stratégique, à la frontière des duchés d’Aquitaine, du comté d’Auvergne et de Toulouse, abritait sept familles seigneuriales (Merle, Carbonnières, Pesteils, etc.) cohabitant dans une organisation féodale complexe. Naturellement protégé par sa topographie, il servait de refuge et de lieu de péage, avec un village de paysans, artisans et nobles.

La première mention du site date de 1219, bien qu’une famille éponyme soit attestée dès la fin du XIe siècle. Au XIVe siècle, Merle compte sept maisons fortes, deux chapelles (dont une dédiée à saint Léger), et un village de 30 chaumières peuplé d’une centaine d’habitants. Le castrum décline avec l’avènement de l’artillerie, vulnérable aux bombardements depuis les hauteurs voisines. En 1371, pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais assiègent et occupent brièvement une tour et un château avant de les restituer. Une période de prospérité suit en 1475, mais les guerres de Religion (1574–1576) ravagent le site lorsque les protestants y installent une garnison.

À partir du XVIIe siècle, les coseigneurs délaissent Merle pour des résidences plus accessibles, entraînant la dispersion de la population villageoise. Le site, classé Monument Historique en 1927, conserve des vestiges des tours (Noailles, Pesteils), des maisons seigneuriales (Merle, Carbonnières), et des chapelles. Son organisation unique, où sept lignages partageaient pouvoir et défense, en fait un témoignage rare de la féodalité collective. Les ruines actuelles couvrent 10 hectares et incluent des éléments datés avant le XVe siècle, comme les piles d’un pont-levis ou la tour de la garde.

Les familles seigneuriales ont marqué l’histoire du site. Les Merle, probablement fondateurs, se divisent en plusieurs branches et s’allient par mariages aux Pesteils, Veyrac, ou Carbonnières (famille dominante). Les Pesteils, originaires du Cantal, s’implantent au XIIIe siècle via le mariage d’Aymeric de Pesteil avec Hélis de Merle. Ces dynasties reçurent des hommages féodaux, comme ceux des Veilhan, et participèrent à la gouvernance du castrum jusqu’à son abandon progressif.

Le site inspire aussi la littérature : il sert de cadre au roman Guinotte et le chevalier (Louis-Olivier Vitté, XIIe siècle) et au tome 3 de Louis le Galoup (Jean-Luc Marcastel), une série fantasy réinterprétant son histoire médiévale. Aujourd’hui propriété communale, les Tours de Merle offrent un parcours dans une cité médiévale authentique, classée pour son architecture militaire et son rôle dans l’histoire féodale limousine.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours