Construction des dolmens Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de leur édification
1883
Première fouille par Auger
Première fouille par Auger 1883 (≈ 1883)
Découverte d'ossements et d'objets funéraires
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle du site
1909
Seconde fouille par Baudouin
Seconde fouille par Baudouin 1909 (≈ 1909)
Analyse des inhumations et mobilier
1914
Étude du mobilier par Baudouin
Étude du mobilier par Baudouin 1914 (≈ 1914)
Publication des résultats au Musée Dobrée
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Trois dolmens : classement par liste de 1889
Personnages clés
Augustin Auger - Juge de paix et archéologue
Premier fouilleur en 1883
Marcel Baudouin - Archéologue
Fouilles et étude en 1909-1914
Origine et histoire
Les trois dolmens de l'Île-d'Yeu, dont le dolmen de la Planche-à-Puare, datent du Néolithique. Ce site mégalithique se distingue par son architecture en dolmen à couloir transepté, comparable à ceux de Pornic. Le couloir, orienté sud-est, dessert trois chambres funéraires, dont une principale recouverte initialement de deux dalles. Les fouilles ont révélé un système de fermeture sophistiqué, avec des orthostates réduisant l'entrée à 0,56 m, suggérant une volonté de sceller l’accès.
Le dolmen fut exploré pour la première fois en 1883 par Augustin Auger, juge de paix, puis en 1909 par Marcel Baudouin. Classé monument historique en 1889, il livra des ossements humains soigneusement disposés, des objets en os, des silex taillés, et un petit vase associé à la culture campaniforme. Les découvertes incluent aussi des traces de travail post-mortem sur les os, indiquant des rituels funéraires élaborés. Le mobilier, aujourd’hui conservé au Musée Dobrée, témoigne d’une douzaine d’inhumations.
Les fouilles d’Auger mirent au jour un cairn partiellement visible, aujourd’hui disparu, ainsi qu’un amas coquillier à 4 m de l’entrée, composé de patelles, bigorneaux et moules, mêlé à des ossements animaux et des tessons de céramique. Les dalles, en orthogneiss malgré la présence locale de quartz, suggèrent un choix délibéré de matériaux. Baudouin y identifia aussi trois dents de cachalot, renforçant l’hypothèse d’échanges ou de pratiques symboliques liées à la mer.
L’architecture interne révèle des particularités, comme une hauteur sous plafond variable (1 m à la croisée des chambres) et un dallage en pierres plates dans la chambre principale. La cellule nord-ouest, plus basse, abritait un squelette en position latérale, accompagné d’un anneau en os et d’ossements d’animaux. Les chambres latérales contenaient des ossements superposés, séparés par des dallages, illustrant une réutilisation du site sur plusieurs générations.
Le dolmen de la Planche-à-Puare s’inscrit dans un réseau mégalithique régional, avec des similitudes architecturales comme le dolmen du Riholo. Son étude, documentée par Auger et Baudouin, offre un éclairage précieux sur les pratiques funéraires néolithiques en Vendée. Les objets découverts, dont des pierres à filet et des empreintes de céréales sur un vase, évoquent une société organisée autour de l’agriculture, de la pêche et de rites complexes.
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