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Tribunal d'instance de Sélestat dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine urbain Tribunal

Tribunal d'instance de Sélestat

  • 17 Rue de la Première-Armée
  • 67600 Sélestat
Tribunal dinstance de Sélestat
Tribunal dinstance de Sélestat
Tribunal dinstance de Sélestat
Tribunal dinstance de Sélestat
Tribunal dinstance de Sélestat
Crédit photo : Erics67 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
67600 Sélestat, 17 Rue de la Première-Armée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1898
Décision municipale
1900
Achèvement du tribunal
1901
Plans de Peter Langen
1904
Construction de la prison
1992
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Extérieurs ; grille de clôture sur rue (cad. 5 33) : inscription par arrêté du 2 juillet 1992

Personnages clés

Peter Langen - Architecte Auteur des plans de 1901.
Jean-Jacques Stamm - Architecte communal Plan de situation en 1899.

Origine et histoire du Tribunal d'instance de Sélestat

Le tribunal d'instance de Sélestat, situé au 17 rue de la Première-Armée, fut érigé au début du XXe siècle dans un style néo-gothique marqué, utilisant du grès jaune et rose. L'édifice, conçu par l'architecte Peter Langen (auteur de plans datés de 1901), porte la date de 1900 sur sa façade. Il remplace l'ancien Amtsgericht (tribunal local) précédemment installé à l'hôtel de ville, suite à une décision du conseil municipal de 1898. Le décor sculpté intègre des symboles judiciaires (glaive, balance) et une chouette, attribut d'Athéna, déesse de la Sagesse.

À proximité, une prison fut construite en 1904 dans le même style éclectique, probablement par Langen. Aujourd’hui privée, elle conserve des éléments originaux comme des portes en chêne avec judas. La salle d’audience du tribunal, quant à elle, a préservé son mobilier d’époque. L’ensemble, incluant la grille de clôture, fut inscrit aux monuments historiques en 1992, soulignant son importance patrimoniale et son ancrage dans l’histoire judiciaire alsacienne.

L’architecte communal Jean-Jacques Stamm est associé à un plan de situation de 1899, mais son rôle exact dans la réalisation du projet reste incertain. Le bâtiment illustre la transition architecturale et administrative de l’Alsace sous domination allemande, mêlant influences locales et symboles universels de justice. La prison adjacente, bien que transformée en habitation, témoigne encore de son usage carcéral initial par ses aménagements intérieurs partiellement conservés.

Liens externes

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