Frise chronologique
5 août 1982
Classement monument historique
Classement monument historique
5 août 1982 (≈ 1982)
Inscription des tronçons visibles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tronçons de voies romaines : inscription par arrêté du 5 août 1982
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur historique. |
Origine et histoire
Les tronçons de voies romaines de Langres à Remps et de Troyes à Naix forment un réseau de chaussées antiques reliant les cités de Nasium (actuelle Naix) et Andemantunnum (Langres) sous l’Empire romain. Ces axes s’inscrivaient dans un itinéraire plus large, connectant Milan à Boulogne, et témoignent de l’importance stratégique des voies de communication pour le contrôle militaire, le commerce et l’administration provinciale en Gaule romaine. Plusieurs segments, encore visibles aujourd’hui, traversent des communes comme Unienville, Brienne-le-Château ou Précy-Saint-Martin, où leur tracé a été préservé malgré les siècles.
Classées monuments historiques par arrêté du 5 août 1982, ces portions de voies font l’objet d’une protection patrimoniale en raison de leur état de conservation et de leur valeur archéologique. Leur inscription couvre dix communes de l’actuel département de l’Aube (Grand Est), soulignant leur rôle dans la structuration du territoire gallo-romain. Les sources écrites, comme la Table de Peutinger ou l’Itinéraire d’Antonin, mentionnent ces trajets, tandis que des études locales (Abbé Idoux, A. Fournier) ont documenté leur parcours et leur construction, typique des techniques romaines (empierrement, fossés de drainage).
À l’époque gallo-romaine, ces voies facilitaient les échanges entre les civitas (cités) et les camps militaires, tout en servant de support à la romanisation des populations locales. Leur tracé rectiligne, souvent adapté aux reliefs, reflète une planification centralisée. Aujourd’hui, leur étude éclaire les dynamiques économiques et culturelles de la Gaule, tandis que leur préservation pose des défis face à l’urbanisation moderne. Les données disponibles (Monumentum, Wikipedia) confirment leur localisation approximative, avec une précision cartographique jugée passable (niveau 5/10) en l’absence de fouilles exhaustives.