Frise chronologique
1839
Construction de la tuilerie
Construction de la tuilerie
1839 (≈ 1839)
Ordonnance royale autorisant Noël Poisse et associés.
1842
Acquisition par Claude Dubois
Acquisition par Claude Dubois
1842 (≈ 1842)
Changement de propriétaire signalé.
1858
Construction d’un aqueduc
Construction d’un aqueduc
1858 (≈ 1858)
Accès à la carrière d’argile autorisé.
1922
Fermeture et reconversion
Fermeture et reconversion
1922 (≈ 1922)
Fin de l’activité, transformation en ferme.
1993
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1993 (≈ 1993)
Protection des hangars et passage couvert.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Hangar du four et hangar de séchage, y compris le passage couvert qui les relie (cad. ZD 71) : inscription par arrêté du 5 octobre 1993
Personnages clés
| Noël Poisse - Cofondateur |
Autorisé à construire la tuilerie en 1839. |
| Jean-François Jeannot - Cofondateur |
Associé à la création en 1839. |
| Joseph Tiébaud - Cofondateur |
Signataire de l’ordonnance de 1839. |
| Claude Dubois - Propriétaire (à partir de 1842) |
Acheteur présumé de la tuilerie. |
| Nicolas Dubois - Exploitant (milieu XIXe) |
Première génération familiale à gérer le site. |
| Émile Dubois - Dernier exploitant (jusqu’en 1922) |
Fermeture définitive sous sa direction. |
Origine et histoire
La tuilerie de Champtonnay, située dans la commune du même nom en Haute-Saône, fut construite en 1839 par Noël Poisse, Jean-François Jeannot et Joseph Tiébaud, autorisés par ordonnance royale. Organisée autour d’une cour, elle comprenait un four à lanterneau, une halle de séchage, une étable et un logement, tous conçus pour une production artisanale de tuiles, briques et chaux. L’argile, extraite à proximité, était malaxée à la main, et les pièces étaient moulées puis cuites dans un four à bois.
Exploitée sans mécanisation par trois générations de la famille Dubois (Nicolas, Henri, puis Émile), la tuilerie cessa son activité en 1922. Les bâtiments, reconvertis en ferme, conservent leur structure d’origine, notamment le four et le séchoir, reliés par un passage couvert. Leur authenticité a valu au site une inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1993, en tant que témoin exceptionnel des petites tuileries rurales du XIXe siècle.
La production reposait sur des techniques traditionnelles : l’argile était transportée depuis une carrière voisine, et les pièces étaient séchées puis cuites dans des fours chauffés au bois. Après 1922, le four devint une étable et le séchoir un fenil, préservant ainsi leur architecture caractéristique, avec des toitures descendantes quasi intactes. L’absence de modernisation et la transmission familiale illustrent le fonctionnement typique des tuileries artisanales de l’époque, aujourd’hui presque disparues.
Le site, situé le long de la route départementale 67, bénéficie d’une localisation approximative (précision évaluée à 6/10). Les éléments protégés incluent le hangar du four, le hangar de séchage et leur passage couvert, inscrits par arrêté du 5 octobre 1993. La tuilerie incarne ainsi un patrimoine industriel rural, marqué par son adaptation post-industrielle en exploitation agricole.