Tuilerie de Champtonnay en Haute-Saône

Patrimoine classé Patrimoine industriel Tuilerie

Tuilerie de Champtonnay

  • R.D. 67
  • 70100 Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Tuilerie de Champtonnay
Crédit photo : Ginette Mathis - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1839
Construction de la tuilerie
1842
Acquisition par Claude Dubois
1858
Construction d'un aqueduc
1922
Fermeture de la tuilerie
1993
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Hangar du four et hangar de séchage, y compris le passage couvert qui les relie (cad. ZD 71) : inscription par arrêté du 5 octobre 1993

Personnages clés

Noël Poisse Cofondateur de la tuilerie en 1839.
Jean-François Jeannot Cofondateur de la tuilerie en 1839.
Joseph Tiébaud Cofondateur de la tuilerie en 1839.
Claude Dubois Acquéreur de la tuilerie en 1842.
Nicolas Dubois Obtient l'autorisation de construire un aqueduc en 1858.
Henri Dubois Membre de la famille Dubois exploitant la tuilerie.
Émile Dubois Dernier exploitant de la tuilerie avant sa fermeture en 1922.

Origine et histoire de la Tuilerie

La tuilerie de Champtonnay (Haute-Saône) a été construite en 1839 et regroupe, autour d'une cour, un corps de logis, une étable, le bâtiment du four surmonté d'un large lanterneau formant cheminée et une halle de séchage. Par ordonnance royale du 19 février 1839, Noël Poisse, Jean-François Jeannot et Joseph Tiébaud furent autorisés à édifier la tuilerie au lieu-dit « les Vendues », et le linteau de la porte du logement porte le millésime 1839. L’établissement aurait été acquis par Claude Dubois en 1842 et, le 3 février 1858, Nicolas Dubois obtint l’autorisation de construire un aqueduc sur le fossé de la route pour accéder à la carrière d’argile. La tuilerie fut exploitée par trois générations de la famille Dubois — Nicolas, puis Henri, puis Émile — jusqu’à sa fermeture en 1922. Jamais mécanisée, elle est représentative des petites tuileries artisanales fréquentes au XIXe siècle dont peu subsistent. La production comprenait des tuiles plates, des briques, des carreaux de sol et de la chaux. La terre, extraite à l’est des bâtiments, était malaxée à la main, moulée dans des moules métalliques et en bois, séchée dans la halle puis cuite dans le four chauffé au bois. Après l’arrêt de l’activité, les bâtiments furent rapidement reconvertis en exploitation agricole : le bâtiment du four abrite encore aujourd’hui une étable et la halle de séchage sert de fenil et d’étable. Ces deux édifices ont été peu modifiés depuis la fin de l’activité, ce qui a motivé l’inscription du site à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1993. La tuilerie constitue ainsi un témoignage rare des petites unités artisanales de production de matériaux de construction du XIXe siècle.

Liens externes