Fondation de la tuilerie 1890-1894 (≈ 1892)
Création par Emmanuel de Baudus avec four et halles.
années 1930
Modernisation du four
Modernisation du four années 1930 (≈ 1930)
Remplacement de la voûte par une cheminée tronconique.
1953
Construction d'un nouveau four
Construction d'un nouveau four 1953 (≈ 1953)
Four à quadruple chambres de cuisson édifié.
14 juin 1999
Classement monument historique
Classement monument historique 14 juin 1999 (≈ 1999)
Inscription du four et des halles de séchage.
15 mars 2007
Label Entreprise du patrimoine vivant
Label Entreprise du patrimoine vivant 15 mars 2007 (≈ 2007)
Reconnaissance du savoir-faire artisanal et industriel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le four vertical désaffecté ; les deux halles de séchage existant sur le site dès l'origine (cad. AL 14) : inscription par arrêté du 14 juin 1999
Personnages clés
Emmanuel de Baudus - Fondateur
Créa la tuilerie vers 1890-1894.
Origine et histoire de la Tuilerie de la Bretèche
La tuilerie de la Bretèche a été créée vers 1890-1894 par Emmanuel de Baudus dans la commune de Ligny-le-Ribault, dans le Loiret. Ce site industriel, tardif pour une tuilerie, comportait initialement un four à voûte en berceau et deux halles de séchage acquises d’occasion à Beaugency. Ces structures, toujours utilisées aujourd’hui, reflètent une production mécanisée de briques, tuiles et carreaux, typique de la transition entre artisanat et industrie.
Au début des années 1930, la voûte du four d’origine fut remplacée par une cheminée tronconique, modernisant l’installation. En 1953, un nouveau four à quadruple chambres de cuisson fut construit pour répondre à la croissance de l’activité. Le séchage des briques s’effectuait alors grâce à des ventilateurs récupérant l’air chaud des fours, optimisant ainsi la production. Ces évolutions techniques illustrent l’adaptation de la tuilerie aux exigences industrielles du XXe siècle.
Classée monument historique en 1999 pour son four désaffecté et ses halles d’origine, la tuilerie a également servi de décor en 1975 pour le tournage d’un épisode des Brigades du Tigre. En 2007, elle obtint le label Entreprise du patrimoine vivant, soulignant son héritage artisanal et industriel. Toujours en activité, elle emploie aujourd’hui une petite équipe et perpétue une production de qualité, témoin d’un savoir-faire solognot.
Architecturalement, les bâtiments utilitaires de la tuilerie mêlent bois, briques et matériaux modernes comme la tôle ondulée. Leur disposition autour de la cour reflète une organisation rationnelle du travail, caractéristique des sites industriels de l’époque. La tuilerie de la Bretèche reste l’un des derniers exemples d’une activité autrefois florissante en Sologne, entre tradition et innovation.