Frise chronologique
vers 1916
Fin d'activité
Fin d'activité
vers 1916 (≈ 1916)
Réquisition des séchoirs pour blessés.
4e quart XIXe siècle - 1er quart XXe siècle
Période d'activité
Période d'activité
4e quart XIXe siècle - 1er quart XXe siècle (≈ 1987)
Fonctionnement de la tuilerie et de son four.
3 mars 1998
Inscription MH
Inscription MH
3 mars 1998 (≈ 1998)
Protection du four pyramidal.
2012
Restauration
Restauration
2012 (≈ 2012)
Travaux menés par la commune.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Four pyramidal (cad. AE 44) : inscription par arrêté du 3 mars 1998
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur spécifique. |
Origine et histoire
La tuilerie du Vieux-Bourg, située à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, est le dernier vestige des nombreuses tuileries actives depuis le XVIIIe siècle le long de la levée de la Loire. Ces installations, au nombre d’au moins deux douzaines à la fin du XIXe siècle, exploitaient la qualité de l’argile locale pour produire des briques. Toutes étaient implantées sur les berges du fleuve, mais seule celle du Vieux-Bourg perdura jusqu’au début du XXe siècle, cessant son activité vers 1916 après la réquisition de ses séchoirs pour abriter des blessés.
Le site conservait initialement sept halles de séchage et un atelier de préparation de l’argile, aujourd’hui disparus ou en ruine. Le four, marqué par des lézardes, a préservé sa cheminée pyramidale à cinq ressauts, caractéristique des constructions industrielles de l’époque. Propriété privée lors de son inscription aux Monuments historiques en 1998, il a été racheté par la commune, qui l’a entièrement restauré en 2012 pour en assurer la préservation.
L’activité tuilier de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin reflétait l’importance économique de la Loire comme axe de transport et source de matières premières. La concentration des tuileries sur ses levées s’explique par la facilité d’approvisionnement en argile et en eau, ainsi que par la proximité des voies de communication fluviales. La disparition progressive de ces sites au XXe siècle illustre les mutations industrielles et la fin des petites productions locales face à la modernisation.