Classement MH 13 février 1997 (≈ 1997)
Inscription partielle aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château, y compris les deux murets formant hémicycle, le portail et la fontaine ; parc en totalité avec ses éléments bâtis, y compris ses clôtures (cad. C 220 à 222, 224, 228, 407, 417) : inscription par arrêté du 13 février 1997
Personnages clés
Ferry I de Ligniville - Seigneur et commanditaire
Fonda la maison-forte vers 1432.
Comtesse de Graux - Dame de Tuméjus
Co-commanditaire avec son époux.
Marie-Thérèse de Ligniville - Héritière
Nièce cédant La Blaissière en dot.
Origine et histoire
La maison-forte de Tuméjus est une construction militaire édifiée au début du XVe siècle (vers 1432) par Ferry I de Ligniville, seigneur de Ligniville et Tantonville, et son épouse, la comtesse de Graux, dame de Tuméjus et Bulligny. Située à 500 mètres au nord du village de Bulligny, sur un écart nommé Tuméjus (« tombé jusqu’à terre » en lorrain), elle se présentait initialement comme un donjon carré de 16,25 mètres de côté, flanqué de quatre tours rondes de 8 mètres de diamètre, le tout ceint de douves alimentées par le ruisseau Poisson. L’entrée, protégée par un pont-levis et surmontée de mâchicoulis, donnait accès à des barbacanes, tandis que les caves voûtées communiquaient avec un cachot aménagé dans les tourelles.
La tour Nord-Est abritait une chapelle dédiée à saint Nicolas et était percée de canonnières étroites (66 à 82 cm de haut), ainsi que d’ouvertures de tir ovales. Le donjon, quant à lui, était éclairé par des fenêtres à meneaux et vitraux losangés. Les dépendances, construites dans l’enceinte (pourpris), complétaient l’ensemble. Dès 1604, d’importants remaniements modifièrent son aspect, notamment sous l’impulsion de la famille de Ligniville, qui céda plus tard La Blaissière en dot au comte de Gourcy pour sa nièce, Marie-Thérèse de Ligniville.
Classée partiellement aux Monuments Historiques depuis le 13 février 1997, la maison-forte conserve des éléments défensifs remarquables, comme ses façades, toitures, le portail d’entrée et une fontaine, ainsi que son parc en totalité. Les modifications ultérieures (XVIIIe, XIXe et XXe siècles) ont altéré certaines structures d’origine, mais le site reste un exemple significatif de l’architecture seigneuriale lorraine de la fin du Moyen Âge, mêlant fonctions résidentielles, religieuses (chapelle) et militaires (canonnières, douves).
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