Frise chronologique
Néolithique
Période de construction présumée
Période de construction présumée
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Datation incertaine du tumulus.
1894-1896
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques
1894-1896 (≈ 1895)
Menées par J. Vernaux, banquier.
27 juillet 1970
Classement monument historique
Classement monument historique
27 juillet 1970 (≈ 1970)
Arrêté de protection du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tumulus (cad. ZP 51 à 53) : classement par arrêté du 27 juillet 1970
Personnages clés
| J. Vernaux - Fouilleur et banquier |
A mené les fouilles (1894-1896). |
| Georges Germond - Expert en volume |
Estime le volume à 30 000 m³. |
| Eugène Proust - Observateur du mur |
Évoque un mur en rognons disparu. |
| Duc d'Anjou - Figure historique locale |
Aurait observé la bataille (tradition). |
Origine et histoire
Le tumulus de Puy Taillé, aussi appelé Mothe ou Puytaillé, est un monument funéraire situé sur la commune d’Assais-les-Jumeaux, dans le département des Deux-Sèvres. Bien que sa datation reste incertaine, il est généralement associé au Néolithique. D’une longueur de 140 mètres et d’une largeur maximale de 55 mètres, il pourrait en réalité regrouper trois tumuli alignés d’est en ouest, avec des hauteurs variant entre 9 et 13 mètres. Constitué de pierrailles et de blocs de calcaire local, son volume est estimé à 30 000 m3 par Georges Germond. Des fouilles menées entre 1894 et 1896 par J. Vernaux, banquier à Airvault, ont révélé des couches d’ossements humains, des charbons de bois, des objets en silex, des fragments de poterie, et un « clou de chariot ». Vernaux mentionne également la présence d’un mur circulaire en pierres sèches et de murs transversaux, bien que ces structures ne soient plus visibles aujourd’hui.
La nature exacte du tumulus reste débattue : il pourrait s’agir d’un cairn dolménique réutilisé à l’âge du fer, voire d’une motte féodale, mais l’absence de fouilles rigoureuses empêche toute conclusion définitive. Selon la tradition locale, le duc d’Anjou aurait observé la bataille de Moncontour (1569) depuis son sommet, bien que cette anecdote ne soit pas vérifiée. Le site a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 27 juillet 1970, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale malgré les incertitudes qui l’entourent.
Les matériaux utilisés pour sa construction proviennent des affleurements calcaires voisins, exploités comme carrières. Eugène Proust évoque un mur bas en rognons entourant autrefois le tumulus, mais celui-ci a aujourd’hui disparu. La forme allongée et la composition du monument suggèrent une évolution de ses fonctions au fil des siècles, passant peut-être d’un usage funéraire néolithique à des réutilisations ultérieures, militaires ou symboliques. Les objets découverts par Vernaux, comme les silex et les poteries, témoignent d’une occupation humaine ancienne, mais leur contexte précis reste flou en l’absence d’études archéologiques modernes.