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Tumulus de champ Châlons à Courçon en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Tumulus

Tumulus de champ Châlons à Courçon

    Le Bourg
    17170 Courçon
Propriété de la commune
Tumulus de champ Châlons à Courçon
Tumulus de champ Châlons à Courçon
Tumulus de champ Châlons à Courçon
Crédit photo : Tux-Man - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1900
2000
entre 4336 et 4005 av. J.-C.
Première utilisation du tumulus B
entre 3973 et 3787 av. J.-C.
Construction de la chambre B2
entre 3709 et 3540 av. J.-C.
Utilisation de la chambre A
entre 1737 et 1519 av. J.-C.
Réutilisation à l'âge du Bronze
1979-1982
Découverte des tumuli
6 août 1992
Classement aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tumulus B et C de Champ-Châlon (cad. B 3) : classement par arrêté du 6 août 1992

Personnages clés

Frédéric Bouin - Découvreur du site Identifia les tumuli en 1979 et 1982.
Roger Joussaume - Archéologue, directeur des fouilles Dirigea les fouilles de Champ Châlon I (1980-1986).
Robert Cadot - Archéologue, co-directeur des fouilles Collabora aux recherches sur les tumuli.

Origine et histoire

Les tumuli de Champ Châlon sont un ensemble de sept monuments funéraires néolithiques (V-IVe millénaire av. J.-C.) répartis en deux nécropoles distantes de 600 m, situées près de la forêt de Benon, sur la commune de Benon (Charente-Maritime). Ces structures, découvertes en 1979 et 1982 par Frédéric Bouin, illustrent des pratiques funéraires collectives et une architecture variée : certains tumuli, comme ceux du groupe I (A, B, C, D, E), présentent des fossés périphériques ou des chambres à encorbellement, tandis que d’autres, comme ceux du groupe II (A et B), restent non fouillés. La nécropole de Champ Châlon I, fouillée entre 1980 et 1986 sous la direction de Roger Joussaume et Robert Cadot, a révélé des ossements humains, des artefacts (lames, perles, poteries) et des traces d’utilisation prolongée, avec des datations au radiocarbone situant leur occupation entre 4336 et 1519 av. J.-C.

Les tumuli A, B et C de Champ Châlon I se distinguent par leur architecture complexe. Le tumulus A, de forme trapézoïdale (15 m de long), abritait une chambre funéraire carrée précédée d’un couloir, tandis que le tumulus B, en deux phases de construction, contenait deux chambres quadrangulaires (B1 et B2) avec des couloirs d’accès distincts. Le tumulus C, le plus grand (40 m estimés), présentait une structure alvéolaire interne et des fossés périphériques, bien que partiellement détruit avant les fouilles. Les analyses des restes osseux et du mobilier (armatures de flèches, parures en os ou en dent animale) attestent de rites funéraires évolutifs, incluant des inhumations primaires et secondaires, ainsi que des dépôts votifs comme une hache polie en dolérite découverte près du tumulus C.

Les tumuli de Champ Châlon II, non fouillés, se caractérisent par leur forme allongée (32 m et 26 m de long) et la présence de fossés latéraux, suggérant une continuité architecturale avec le groupe I. Classés aux monuments historiques en 1992 pour les tumuli B et C, ces ensembles mégalithiques offrent un témoignage rare des sociétés néolithiques du Centre-Ouest de la France, marquées par une organisation collective autour des pratiques funéraires et une maîtrise avancée des techniques de construction en pierre sèche. Leur préservation, malgré les destructions partielles (comme celle du tumulus D), souligne leur importance patrimoniale pour comprendre les transitions culturelles entre le Néolithique moyen et l’âge du Bronze.

Liens externes