Construction du tumulus Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction initiale du tumulus et des dolmens environnants.
1848
Première description
Première description 1848 (≈ 1848)
Jean-Hippolyte Michon décrit le tumulus et signale son utilisation comme carrière.
Milieu du XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle Milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Auguste-François Lièvre fait sauter le dolmen du Roc à la dynamite.
1957
Classement historique
Classement historique 1957 (≈ 1957)
Le tumulus est classé monument historique le 9 janvier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tumulus de la Folatière (cad. C 287, 288) : classement par arrêté du 9 janvier 1957
Personnages clés
Jean-Hippolyte Michon
A décrit le tumulus en 1848 et signalé son utilisation comme carrière.
Auguste-François Lièvre
A fait sauter le dolmen du Roc à la dynamite pour explorer la chambre funéraire.
Origine et histoire
Le tumulus de la Folatière se trouve dans la commune de Luxé, en Charente. Il est décrit dès 1848 par Jean-Hippolyte Michon, qui signale que les habitants l'utilisaient occasionnellement comme carrière. Classé monument historique le 9 janvier 1957, l'édifice n'a jamais fait l'objet de fouilles ni d'études précises. Le tumulus et le dolmen de la Folatière, situés à une centaine de mètres au nord-est l'un de l'autre, sont implantés sur une petite hauteur dominant une boucle de la Charente. Selon Michon, au milieu du XIXe siècle le tumulus mesurait 120 m de longueur et 20 m de hauteur ; il atteint aujourd'hui 143 m de long pour 10 m de haut, ce qui suggère un affaissement lié aux prélèvements de pierres. Michon signale également que l'extrémité sud-est comportait quatre éminences coniques et que le tumulus était encadré par deux dolmens aujourd'hui détruits.
Au sud du grand tumulus se trouvait un tumulus circulaire plus petit, d'environ 40 m de diamètre, d'où émergeait un énorme bloc de calcaire appelé dolmen du Roc ; cette table de couverture fut faite sauter à la dynamite par Auguste‑François Lièvre pour mettre au jour l'intérieur de la chambre. La chambre était divisée en deux espaces par un pilier haut de 1,70 m, large de 0,75 m et épais de 0,30 m ; ce pilier portait une crosse gravée d'environ 0,50 m de hauteur, dont le fragment décoré est conservé au musée d'Angoulême. Le mobilier mis au jour par Lièvre comprend une coupe à socle ornée de deux bandes de triangles en pointillés, attribuée au Chasséen, trois poinçons en os et divers éclats de silex.
Le dolmen dit de Bel Air se trouvait à quelques mètres du dolmen du Roc, de l'autre côté du chemin ; sa table fut transportée près du hameau de Bel Air et, vers 1880, il ne restait qu'un pilier affleurant au sol.