Frise chronologique
1829
Découverte du site
Découverte du site
1829 (≈ 1829)
Par des ouvriers extrayant des pierres.
1830-1831
Premières fouilles
Premières fouilles
1830-1831 (≈ 1831)
Société des Antiquaires de Normandie.
1840
Sauvetage du tumulus
Sauvetage du tumulus
1840 (≈ 1840)
Achat par M. le Hardelay.
26 décembre 1905
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
26 décembre 1905 (≈ 1905)
Protection officielle du site.
1904-1917
Fouilles de Léon Coutil
Fouilles de Léon Coutil
1904-1917 (≈ 1911)
Restauration et études archéologiques.
Années 1960
Fouilles de la chambre A
Fouilles de la chambre A
Années 1960 (≈ 1960)
Campagne d'Édouard Laignel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le tumulus (cad. U 15) : classement par arrêté du 26 décembre 1905
Personnages clés
| M. le Hardelay - Propriétaire du château de Fontenay |
Sauva le tumulus en 1840. |
| Léon Coutil - Archéologue |
Fouilles et restauration (1904-1917). |
| Édouard Laignel - Archéologue |
Fouilla la chambre A (années 1960). |
Origine et histoire
Le tumulus de la Hogue est un monument mégalithique daté du Néolithique, situé dans la plaine de Caen, à Fontenay-le-Marmion (Calvados). Découvert en 1829 par des ouvriers extrayant des pierres, il fut partiellement détruit avant d’être sauvé en 1840 par M. le Hardelay, propriétaire du château local. Son nom, Hogue, provient de l’ancien normand haugr (butte ou tumulus), issu du vieux norrois, reflétant son origine scandinave.
Les premières fouilles, menées entre 1830 et 1831 par la Société des Antiquaires de Normandie, révélèrent douze chambres funéraires sub-circulaires accessibles par des couloirs en pierres sèches. Les ossements humains, dispersés et parfois brûlés, y étaient accompagnés de parures (canines perforées, pendeloques en ivoire ou ambre) et d’outils rudimentaires (aiguilles en os, éclats de silex). Léon Coutil entreprit des campagnes de restauration et de fouilles entre 1904 et 1917, confirmant l’absence de squelettes intacts.
Classé Monument Historique en 1905, le tumulus, initialement haut de 8 à 10 mètres, a perdu une partie de sa structure (notamment son quart nord-ouest) en raison des extractions de pierres au XIXe siècle. La chambre A, fouillée dans les années 1960 par Édouard Laignel, présentait un compartimentage interne en dallettes de calcaire. Une légende locale, infirmée par les archéologues, évoquait un cimetière romain et un trésor caché sous la butte.
À 500 mètres du site, le tumulus de la Hoguette, de typologie similaire, témoigne de l’importance funéraire de cette zone durant le Néolithique. Les études ultérieures, comme celles de Léon Coutil ou Jean-Luc Dron, ont souligné le rôle de ces tombes collectives dans les pratiques funéraires préhistoriques, avant 3500 av. J.-C., en Basse-Normandie.