Frise chronologique
3610–3100 av. J.-C.
Période d'utilisation du tumulus
Période d'utilisation du tumulus
3610–3100 av. J.-C. (≈ 3355 av. J.-C.)
Datation des sépultures par carbone 14.
1829
Première mention du site
Première mention du site
1829 (≈ 1829)
Fouilles du tumulus voisin de la Hogue.
1895
Fouilles par G. Sausse
Fouilles par G. Sausse
1895 (≈ 1895)
Campagne sommaire sur cinq jours.
1964–1969
Fouilles approfondies
Fouilles approfondies
1964–1969 (≈ 1967)
Étude complète du cairn et mobilier.
8 décembre 1975
Classement monument historique
Classement monument historique
8 décembre 1975 (≈ 1975)
Protection officielle du site.
1983
Définition du groupe de La Hoguette
Définition du groupe de La Hoguette
1983 (≈ 1983)
Christian Jeunesse nomme la culture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tumulus de la Hoguette (cad. AA 134) : classement par arrêté du 8 décembre 1975
Personnages clés
| G. Sausse - Archéologue amateur |
Fouilles sommaires en 1895. |
| Christian Jeunesse - Archéologue |
A défini le groupe de La Hoguette. |
| Robert Caillaud et Édouard Lagnel - Archéologues |
Publication des fouilles (1972). |
Origine et histoire
Le tumulus de la Hoguette est un monument funéraire néolithique situé à Fontenay-le-Marmion, dans le Calvados. Daté entre 3610 et 3100 av. J.-C., il se distingue par son architecture de type armoricain, avec sept chambres circulaires accessibles par des couloirs. Sa découverte a permis d’identifier une culture archéologique propre, le « groupe de La Hoguette », caractérisée par des céramiques décorées et des pratiques funéraires spécifiques.
Le site a été mentionné dès 1829 lors de fouilles menées par la Société des antiquaires de Normandie. En 1895, une fouille sommaire par l’archéologue amateur G. Sausse n’a pas révélé de mobilier pertinent. Entre 1964 et 1969, une campagne approfondie a permis d’étudier sa structure : un cairn de 29 m de long, ceinturé d’un parement en calcaire local, abritant des sépultures collectives et un crématoire postérieur. Fragilisé, le tumulus a été recouvert pour sa protection et n’est plus visible aujourd’hui.
Les chambres funéraires contenaient entre 4 et 14 individus, inhumés en position fléchie, accompagnés d’outils lithiques et de poteries. La chambre VI présentait un cloisonnement interne, tandis que des fosses d’extraction de pierre ont endommagé certaines structures. Le mobilier, incluant des vases décorés et des éléments de parure, a révélé des influences culturelles variées, comme la culture Seine-Oise-Marne.
Le tumulus est classé monument historique depuis le 8 décembre 1975. Son étude a mis en lumière des pratiques funéraires complexes et des échanges culturels à l’échelle européenne. Aujourd’hui, bien que non accessible visuellement, il reste un témoignage majeur du Néolithique en Normandie, lié à des sites similaires comme le tumulus de la Hogue, situé à proximité.
La céramique découverte sur le site, notamment des vases à décor en guirlande, a permis à Christian Jeunesse de définir en 1983 le « groupe de La Hoguette ». Ce dernier regroupe des sites néolithiques d’Europe du Nord-Ouest partageant des caractéristiques matérielles et chronologiques communes, soulignant l’importance de ce tumulus dans la compréhension des sociétés préhistoriques.