Construction du tumulus vers 600 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Tombe collective d’un chef gaulois.
1890
Découverte du monument
Découverte du monument 1890 (≈ 1890)
Près de Silfiac par Jérôme Le Brigand.
1891
Première reconstruction
Première reconstruction 1891 (≈ 1891)
À Pontivy, près de l’église Saint-Joseph.
8 janvier 1892
Classement monument historique
Classement monument historique 8 janvier 1892 (≈ 1892)
Par arrêté ministériel.
1906
Déplacement définitif
Déplacement définitif 1906 (≈ 1906)
Vers le square Lenglier à Pontivy.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sépulture circulaire de l'âge du fer remontée dans le jardin public de la ville (cad. BD 96) : classement par arrêté du 8 janvier 1892
Personnages clés
Jérôme Le Brigand - Archéologue
A découvert et reconstruit le tumulus.
Origine et histoire du Tumulus de Nillizien
Le tumulus de Nillizien, aussi appelé sépulture circulaire de Pontivy, est un édifice funéraire datant de l'Âge du fer, initialement découvert en 1890 près du hameau de Nillizien, dans la commune de Silfiac (Morbihan). Ce monument, typique des pratiques funéraires gauloises, se présentait comme un dôme de pierres recouvert de terre, entouré d’un muret circulaire. Sa structure interne comprenait une chambre sépulcrale en pierres sèches, avec des niches destinées à accueillir des urnes cinéraires contenant les restes incinérés de défunts, probablement ceux d’un chef gaulois et de sa famille vers 600 av. J.-C.
Pour préserver ce patrimoine, le tumulus fut démonté en 1890 par l’archéologue Jérôme Le Brigand, puis reconstruit en 1891 à Pontivy, près de l’église Saint-Joseph. En 1906, il fut déplacé une seconde fois vers son emplacement actuel, dans le square Lenglier, à l’ouest de la ville. Classé monument historique dès 1892, il illustre les techniques de construction et les rites funéraires des sociétés celtiques de l’Âge du fer. Les trois urnes funéraires découvertes sur le site sont aujourd’hui conservées au musée d’histoire et d’archéologie de Vannes.
La structure du tumulus, mesurant environ 5,4 mètres de diamètre pour 1,7 mètre de hauteur, révèle une architecture soignée : des pierres plates disposées en encorbellement forment la chambre centrale, tandis qu’un noyau de pierres et une enceinte circulaire renforcent l’édifice. Un panneau d’interprétation sur place explique son usage comme tombe collective, reflétant le statut social élevé des défunts. Ce monument témoigne ainsi des pratiques culturelles et religieuses des Gaulois en Bretagne avant la romanisation.
L’histoire administrative du tumulus est marquée par son classement précoce parmi les monuments historiques, soulignant son importance patrimoniale. Son déplacement successif, d’abord en 1891 puis en 1906, répondait à des impératifs de conservation et de mise en valeur publique. Aujourd’hui, il reste propriété de la commune de Pontivy et constitue un exemple rare de sépulture gauloise accessible en milieu urbain, offrant un éclairage tangible sur le passé protohistorique de la région.