Construction du tumulus Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction mégalithique
octobre 1849
Découverte et fouilles
Découverte et fouilles octobre 1849 (≈ 1849)
Par des carriers et L. Bail
1862
Classement historique
Classement historique 1862 (≈ 1862)
Protection des trois dolmens
1920
Restauration du site
Restauration du site 1920 (≈ 1920)
Par Z. Le Rouzic
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Trois dolmens dans le tumulus de Rondossec (cad. D 722) : classement par liste de 1862
Personnages clés
L. Bail - Fouilleur du site
Marin et cafetier, fouille en 1849
Z. Le Rouzic - Restaurateur du site
Intervention en 1920
Origine et histoire du Tumulus de Rondossec
Le tumulus de Rondossec est un monument mégalithique du Néolithique situé à Plouharnel, dans le Morbihan (Bretagne). Il se compose de trois dolmens à couloir, dont les entrées sont orientées au sud/sud-est. Découvert en 1849 par des carriers, il fut fouillé la même année par L. Bail, un marin et cafetier. L'ensemble fut classé au titre des monuments historiques dès 1862, puis restauré en 1920 par Z. Le Rouzic.
Le dolmen central, de forme allongée, mesure 4,70 m de long pour une largeur de 2,70 m, avec un couloir de 8,10 m recouvert de cinq dalles. Le second dolmen, au nord-est, possède un couloir de 10,50 m et une chambre sub-rectangulaire avec une cellule latérale. Le troisième, plus petit, est accolé au dolmen central et présente un couloir de 4,70 m. Ces structures illustrent l'architecture funéraire néolithique.
Le mobilier archéologique découvert inclut des haches polies, une pointe de flèche, des éclats de silex, des tessons de céramique, et deux bracelets en or datés du Chalcolithique, conservés au musée d'Archéologie nationale et au musée de Préhistoire de Carnac. Ces objets témoignent des pratiques funéraires et des échanges culturels de l'époque.
Le tumulus, de forme circulaire, est un exemple remarquable de l'architecture mégalithique bretonne. Son classement précoce en 1862 souligne son importance patrimoniale. La restauration de 1920 par Z. Le Rouzic a permis sa préservation, offrant aujourd'hui un témoignage tangible des sociétés néolithiques.
Les bracelets en or, comparables aux gargantillas espagnols, suggèrent des liens culturels ou commerciaux entre la Bretagne et d'autres régions européennes. Leur découverte dans un vase en terre noire, dans la chambre du dolmen central, indique un dépôt secondaire, probablement rituel.