Frise chronologique
Néolithique
Construction du cairn
Construction du cairn
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction initiale du monument.
1793-1796
Refuge de l’abbé Galipaud
Refuge de l’abbé Galipaud
1793-1796 (≈ 1795)
Cachette pendant la Révolution française.
1825
Première description par P. Grelier
Première description par P. Grelier
1825 (≈ 1825)
Mention de deux « grottes » anthropiques.
1837
Fouilles de Charpentier
Fouilles de Charpentier
1837 (≈ 1837)
Découverte d’ossements et d’une hache en calcaire.
1839
Fouilles de François Verger
Fouilles de François Verger
1839 (≈ 1839)
Recueil de céramiques et outils en serpentine.
1889
Premier classement Monument Historique
Premier classement Monument Historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle des vestiges.
1975-1977
Fouilles modernes (L’Helgouach & Poulain)
Fouilles modernes (L’Helgouach & Poulain)
1975-1977 (≈ 1976)
Découverte de poteries chasséennes exposées à Nantes.
2006
Nouveau classement Monument Historique
Nouveau classement Monument Historique
2006 (≈ 2006)
Précision des zones protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges et le sol du cairn des Mousseaux, de la butte du Moulin de la Motte et des tombes des trois squelettes (à l'exclusion des bâtiments en élévation) , anciennement dénommés "dolmen sous tumulus" (cad. domaine public, non cadastré ; CX 75, 76, 90) : classement par liste de 1889, précisé par arrêté du 22 juin 2006
Personnages clés
| Abbé Galipaud - Recteur de Pornic |
S’y cacha entre 1793 et 1796. |
| P. Grelier - Historien local |
Premier à décrire le tumulus (1825). |
| Charpentier - Fouilleur amateur |
Dégagea les cavités en 1837. |
| François Verger - Inspecteur des Monuments Historiques |
Fouilla le site en 1839. |
| Jean L’Helgouach - Archéologue |
Dirigea les fouilles de 1975-1977. |
| Henri Poulain - Archéologue |
Collabora aux fouilles modernes. |
Origine et histoire
Le tumulus des Mousseaux, situé sur une colline dominant la Noëveillard à Pornic (Loire-Atlantique), est un cairn mégalithique daté du Néolithique. Il se compose de trois enceintes trapézoïdales en pierre sèche entourant deux tombes transeptées, dont l’une dessine une croix de Lorraine et l’autre un « F » dissymétrique. Les entrées, orientées vers le sud-est, s’alignent sur le lever du soleil lors du solstice d’hiver, un phénomène architectural remarquable.
Découvert au XIXe siècle, le site a fait l’objet de fouilles partielles dès 1837 par Charpentier, révélant des fragments de poterie, des ossements animaux et des outils en pierre polie (hache en serpentine, gouge). En 1839, François Verger, inspecteur des Monuments Historiques, y recueillit des céramiques et des artefacts lithiques. Plus tard, entre 1975 et 1977, Jean L’Helgouach et Henri Poulain menèrent une campagne moderne, mettant au jour des poteries chasséennes (bols, bouteilles) aujourd’hui exposées au musée Dobrée de Nantes.
Le monument, classé Monument Historique en 1889 puis en 2006, servit de refuge à l’abbé Galipaud, recteur de Pornic, entre 1793 et 1796 pendant la Révolution. Les pierres utilisées proviennent partiellement du Pays de Retz (grès pour les tombes) et de micaschistes locaux pour le cairn. Son architecture, combinant symbolisme solaire et techniques funéraires, en fait un témoignage majeur du mégalithisme armoricain.
Les fouilles ont également révélé des traces d’habitat et un matériel lithique composé d’éclats de silex et de quartzites. La tombe A, symétrique, présente une chambre terminale quadrangulaire flanquée de deux chambres latérales, tandis que la tombe B, dissymétrique, n’en compte qu’une, probablement pour des raisons techniques liées à l’optimisation de l’espace.
Le site, connu sous le nom de cairn des Mousseaux, inclut aussi la butte du Moulin de la Motte et les tombes des trois squelettes, dont l’une conserve une dalle gravée. Ces vestiges, protégés depuis le XIXe siècle, illustrent l’importance des pratiques funéraires et astronomiques dans les sociétés néolithiques de l’estuaire de la Loire.