Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Datation estimée des tumuli.
19 octobre 1960
Classement monument historique
Classement monument historique
19 octobre 1960 (≈ 1960)
Inscription officielle du tumulus.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le tumulus (cad. ZH 31) : inscription par arrêté du 19 octobre 1960
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique lié spécifiquement à ce tumulus. |
Origine et histoire
Le tumulus dit de la Justice fait partie d’un ensemble de quatre tumuli situés à Tusson, dans le département de la Charente. Ces monuments funéraires, datés du Néolithique, sont parmi les plus imposants d’Europe. Ils sont alignés selon un axe sud-ouest/nord-est, distants d’environ 200 mètres les uns des autres, et n’ont jamais été fouillés. Leur disposition sur un plateau les rend visibles de loin, dominant le paysage environnant.
Le tumulus de la Justice mesure 25 mètres de diamètre. Contrairement aux autres tumuli du site, comme le Gros Dognon (138 m de long) ou le Petit Dognon (57,40 m), il est de taille modeste. L’ensemble a été protégé au titre des monuments historiques entre 1960 et 2012, avec une inscription officielle pour le tumulus de la Justice le 19 octobre 1960. Aucun objet ou vestige n’a été extrait de ces structures, préservant leur mystère archéologique.
Ces tumuli s’inscrivent dans un paysage mégalithique plus large, incluant un cinquième tumulus éventré, le tumulus du Magnou, situé à 600 mètres au sud-ouest. Leur construction reflète des pratiques funéraires collectives du Néolithique, période marquée par l’émergence de sociétés sédentaires et agricoles en Europe. Leur alignement et leur taille suggèrent une organisation sociale complexe et une volonté de marquer durablement le territoire.
Les sources disponibles, notamment les ouvrages de Roger Joussaume et Jean-Sébastien Pourtaud, soulignent l’importance de ces sites dans l’étude du mégalithisme en Nouvelle-Aquitaine. Leur préservation permet d’étudier les techniques de construction et les croyances des communautés néolithiques, bien que l’absence de fouilles limite les connaissances précises sur leur usage et leur contenu.