Frise chronologique
Néolithique
Construction estimée
Construction estimée
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de édification des tumuli
1883
Signalement d'un 5e tumulus
Signalement d'un 5e tumulus
1883 (≈ 1883)
Mention d'un tumulus circulaire ouvert
8 janvier 1962
Protection officielle
Protection officielle
8 janvier 1962 (≈ 1962)
Inscription comme monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le tumulus (cad. ZI 1B) : inscription par arrêté du 8 janvier 1962
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun acteur historique |
Origine et histoire
Le tumulus dit le Vieux Breuil fait partie d’un ensemble de quatre tumuli situés à Tusson, dans le département de la Charente (Nouvelle-Aquitaine). Ces monuments funéraires, datés du Néolithique, sont parmi les plus imposants d’Europe. Ils sont alignés sur un axe sud-ouest/nord-est, distants d’environ 200 mètres les uns des autres, et n’ont jamais été fouillés. Le Vieux Breuil, long de 91,8 mètres et haut de 4,30 mètres, domine le paysage depuis le sommet d’un plateau à l’est du bourg.
Le tumulus du Vieux Breuil a été inscrit à l’inventaire des monuments historiques le 8 janvier 1962, parmi les quatre tumuli de Tusson protégés entre 1960 et 2012. Les autres tumuli de l’ensemble portent les noms de la Justice, Petit Dognon et Gros Dognon, ce dernier étant le plus grand avec 138 mètres de long. Un cinquième tumulus, le Magnou, situé à 600 mètres au sud-ouest, est partiellement détruit et de taille plus modeste.
Les tumuli de Tusson illustrent l’importance des pratiques funéraires collectives au Néolithique dans le Centre-Ouest de la France. Leur alignement et leur taille exceptionnelle suggèrent une organisation sociale complexe et une volonté de marquer durablement le territoire. Aucun objet ou reste humain n’a été exhumé à ce jour, préservant leur mystère archéologique.
Les sources historiques mentionnent ces monuments dans des ouvrages spécialisés, comme ceux de Roger Joussaume (2016) et Jean-Sébastien Pourtaud (2021), qui les replacent dans le contexte plus large du mégalithisme charentais. Leur protection au titre des monuments historiques souligne leur valeur patrimoniale, bien que leur localisation exacte reste approximative (précision cartographique évaluée à 5/10).