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Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Tumulus

Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer

    Le Nélud
    56740 Locmariaquer
Propriété du département
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Tumulus du Mané-Lud à Locmariaquer
Crédit photo : Jean-Charles GUILLO - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1700
1800
1900
2000
Néolithique
Construction du tumulus
1727-1737
Visite du président de Robien
1863-1864
Fouilles Galles et Mauricet
1882
Acquisition par l'État
1889
Classement Monument Historique
1911
Fouilles Zacharie Le Rouzic
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tumulus avec dolmen du Mané-Nélud (cad. C 711) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Président de Robien - Visiteur et interprète Attribue à tort le site aux Gaulois (XVIIIe siècle).
René Galles - Archéologue Dirige les premières fouilles (1863-1864).
Alphonse Mauricet - Médecin et archéologue Collabore aux fouilles et étudie les ossements.
L. Davy de Cussé - Topographe Réalise le premier plan et corpus des gravures (1865).
Zacharie Le Rouzic - Archéologue Mène des fouilles en 1911, découvre nouveau matériel.
Serge Cassen - Préhistorien Propose des interprétations modernes des gravures (XXIe siècle).

Origine et histoire

Le tumulus du Mané-Lud est un monument mégalithique situé à Locmariaquer, dans le Morbihan, datant du Néolithique. Il fait partie d’un ensemble archéologique majeur en Bretagne, acquis par l’État en 1882 et classé Monument Historique en 1889. Ce tumulus oblong de 80 m de long abrite un dolmen à couloir orné de gravures parmi les plus étudiées d’Europe, dont l’interprétation (cétacés, oiseaux, outils) alimente les débats depuis le XIXe siècle.

Les premières explorations remontent à 1863-1864, menées par René Galles et Alphonse Mauricet, qui découvrent un couloir de 10 m menant à une chambre funéraire recouverte de cinq dalles. Les gravures, réparties sur huit orthostates, incluent des représentations interprétées comme des cachalots, des oiseaux en vol, ou des symboles agricoles (haches, jougs). En 1865, L. Davy de Cussé documente ces motifs, tandis qu’en 1911, Zacharie Le Rouzic approfondit les fouilles, révélant un matériel archéologique limité mais précieux.

Le site comprend aussi un cairn oriental, délimité par un alignement de pierres surmontées de crânes de chevaux incinérés, abritant un coffre funéraire en pierres sèches. Les ossements humains et animaux, partiellement carbonisés, suggèrent des pratiques rituelles complexes. Le toponyme Mané-Lud (du breton mané, « butte », et lud, dérivé de uhelan, « très haut ») reflète son importance topographique et symbolique dans le paysage mégalithique atlantique.

D’abord attribué à tort aux Gaulois par le président de Robien au XVIIIe siècle, le tumulus illustre la transition entre le Mésolithique et le Néolithique, comme en témoignent les gravures évoquant à la fois la chasse (cétacés) et l’agriculture naissante (haches, jougs). Les fouilles successives ont mis en lumière son rôle dans les pratiques funéraires collectives et son intégration dans un réseau mégalithique plus large, caractéristique du littoral breton.

Aujourd’hui propriété du département du Morbihan, le Mané-Lud reste un sujet d’étude pour les archéologues, notamment grâce aux travaux de Serge Cassen, qui propose des interprétations innovantes des gravures (comme le cachalot de la dalle n°1). Son état de conservation, altéré par les constructions modernes et les fouilles anciennes, souligne l’importance de sa protection depuis le XIXe siècle.

Liens externes