Frise chronologique
vers 1600 av. J.-C.
Datation principale du site
Datation principale du site
vers 1600 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Période d'utilisation néolithique finale.
vers 500 av. J.-C.
Réoccupation gallo-romaine
Réoccupation gallo-romaine
vers 500 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Traces d'artefacts et réaménagements.
1861
Première fouille par du Châtellier
Première fouille par du Châtellier
1861 (≈ 1861)
Découverte de poteries et ossements incinérés.
1902
Fouille par A. Martin
Fouille par A. Martin
1902 (≈ 1902)
Exploration du « coffre » et datation charbon.
10 novembre 1921
Classement monument historique
Classement monument historique
10 novembre 1921 (≈ 1921)
Protection officielle par décret.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tumulus sur galerie dolménique du Poulguen (cad. ZH 176) : classement par décret du 10 novembre 1921
Personnages clés
| Armand René du Châtellier - Archéologue |
Fouilleur en 1861, découvreur de mobilier. |
| A. Martin - Archéologue |
Fouilleur en 1902, explorateur du « coffre ». |
| Pierre-Roland Giot - Préhistorien |
Exploration en 1948, arrêtée par éboulement. |
Origine et histoire
Le tumulus du Poulguen, situé à Penmarch dans le Finistère, est un dolmen à couloir de forme en « T » datant du Néolithique. Classé monument historique en 1921, il mesure à l'origine 40 mètres de diamètre pour 8 mètres de hauteur, mais a subi des prélèvements de pierres et de terre qui ont endommagé les trois-quarts de sa circonférence. Son couloir, partiellement démantelé, mène à une chambre rectangulaire divisée en deux parties, dont l’une s’est effondrée à cause d’une carrière ouverte dans le tumulus.
Au XIXe siècle, le tumulus servait d’amer pour les marins en raison de sa proximité avec la côte et était surmonté d’un calvaire. Fouillé à plusieurs reprises (1861 par Armand René du Châtellier, 1902 par A. Martin, et 1927 par le musée préhistorique finistérien), il a révélé des vestiges funéraires, dont des ossements incinérés, des cendres, et un mobilier archéologique (poteries, outils en silex, haches polies). Les datations au radiocarbone indiquent une occupation principale vers 1600 av. J.-C., avec une réutilisation à l’époque gallo-romaine.
Les fouilles ont mis en lumière des pratiques funéraires complexes, comme l’utilisation d’un plancher en bois pour déposer les défunts incinérés. Le site est interprété comme un compromis architectural entre les dolmens à couloir et les allées couvertes, typique des sépultures mégalithiques armoricaines. Malgré les dégradations, il reste un témoignage majeur des cultures néolithiques et de leur persistance jusqu’à l’âge du Bronze.
Parmi les découvertes notables figurent une lame en silex de Grand-Pressigny, des tessons de poterie grossière, et une fusaïole en terre cuite. Les explorations de Pierre-Roland Giot en 1948 furent interrompues en raison des risques d’éboulement. Le tumulus, propriété du département, illustre l’évolution des pratiques funéraires et l’adaptation des sites mégalithiques sur plusieurs millénaires.