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Tumulus du Poulguen à Penmarch dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Tumulus

Tumulus du Poulguen à Penmarch

    Rue du Tumulus de Poulguen
    29760 Penmarch
Propriété du département
Tumulus du Poulguen à Penmarch
Tumulus du Poulguen à Penmarch
Tumulus du Poulguen à Penmarch
Tumulus du Poulguen à Penmarch
Tumulus du Poulguen à Penmarch
Crédit photo : BernardM - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
vers 1600 av. J.-C.
Datation principale du site
vers 500 av. J.-C.
Réoccupation gallo-romaine
1861
Première fouille par du Châtellier
1902
Fouille par A. Martin
10 novembre 1921
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tumulus sur galerie dolménique du Poulguen (cad. ZH 176) : classement par décret du 10 novembre 1921

Personnages clés

Armand René du Châtellier - Archéologue Fouilleur en 1861, découvreur de mobilier.
A. Martin - Archéologue Fouilleur en 1902, explorateur du « coffre ».
Pierre-Roland Giot - Préhistorien Exploration en 1948, arrêtée par éboulement.

Origine et histoire

Le tumulus du Poulguen, situé à Penmarch dans le Finistère, est un dolmen à couloir de forme en « T » datant du Néolithique. Classé monument historique en 1921, il mesure à l'origine 40 mètres de diamètre pour 8 mètres de hauteur, mais a subi des prélèvements de pierres et de terre qui ont endommagé les trois-quarts de sa circonférence. Son couloir, partiellement démantelé, mène à une chambre rectangulaire divisée en deux parties, dont l’une s’est effondrée à cause d’une carrière ouverte dans le tumulus.

Au XIXe siècle, le tumulus servait d’amer pour les marins en raison de sa proximité avec la côte et était surmonté d’un calvaire. Fouillé à plusieurs reprises (1861 par Armand René du Châtellier, 1902 par A. Martin, et 1927 par le musée préhistorique finistérien), il a révélé des vestiges funéraires, dont des ossements incinérés, des cendres, et un mobilier archéologique (poteries, outils en silex, haches polies). Les datations au radiocarbone indiquent une occupation principale vers 1600 av. J.-C., avec une réutilisation à l’époque gallo-romaine.

Les fouilles ont mis en lumière des pratiques funéraires complexes, comme l’utilisation d’un plancher en bois pour déposer les défunts incinérés. Le site est interprété comme un compromis architectural entre les dolmens à couloir et les allées couvertes, typique des sépultures mégalithiques armoricaines. Malgré les dégradations, il reste un témoignage majeur des cultures néolithiques et de leur persistance jusqu’à l’âge du Bronze.

Parmi les découvertes notables figurent une lame en silex de Grand-Pressigny, des tessons de poterie grossière, et une fusaïole en terre cuite. Les explorations de Pierre-Roland Giot en 1948 furent interrompues en raison des risques d’éboulement. Le tumulus, propriété du département, illustre l’évolution des pratiques funéraires et l’adaptation des sites mégalithiques sur plusieurs millénaires.

Liens externes