Frise chronologique
Néolithique
Construction du tumulus
Construction du tumulus
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification du monument mégalithique.
1863
Fouilles par René Galles
Fouilles par René Galles
1863 (≈ 1863)
Découverte de la chambre funéraire inviolée.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du tumulus.
1993
Vol partiel de la stèle
Vol partiel de la stèle
1993 (≈ 1993)
Disparition d'une partie de la stèle gravée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tumulus avec dolmen du Mamé-er-Hroëk dit aussi du Ruyk (cad. S 487) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| René Galles - Archéologue |
Fouilla le tumulus en 1863. |
Origine et histoire
Le tumulus du Mané er Hroëck, également connu sous le nom de tumulus du Ruyk, est un monument mégalithique situé à Locmariaquer, dans le Morbihan. Ce site, daté du Néolithique, se distingue par sa forme ellipsoïdale de 100 mètres de long, 60 mètres de large et 10 mètres de haut. Il est constitué d’un cairn recouvert d’une couche de terre, abritant une chambre funéraire en forme de coffre mégalithique, découverte inviolée en 1863 par René Galles. Cette chambre, dallée et recouverte de trois dalles superposées, contenait un mobilier exceptionnel, dont un anneau en jadéite, des pendeloques en jaspe, et des haches polies en fibrolithe.
La fouille de 1863 par René Galles a révélé une stèle gravée en granite, aujourd’hui scellée dans la chambre, bien qu’une partie en ait été volée en 1993. Le tumulus, classé monument historique dès 1889, a également livré des objets d’époque romaine dans sa couche supérieure, suggérant une réutilisation partielle du site. La chambre funéraire, accessible par un aménagement moderne, conserve des traces de charbon de bois et des outils en silex, témoignant de pratiques rituelles ou funéraires complexes.
Selon une légende locale, le nom breton Mané er Hroëck signifie « la colline de la fée ». Le tumulus serait le résultat d’une nuit de travail magique, où une mère désespérée par l’absence de son fils en mer aurait, avec l’aide d’une fée, édifié cette butte pour mieux guetter son retour. Ce récit folklorique illustre l’importance symbolique du site, placé à l’embouchure de la rivière d’Auray, près de la pointe de Kerpenhir. Les objets découverts, aujourd’hui conservés au musée d’histoire et d’archéologie de Vannes, soulignent la richesse culturelle et artisanale des communautés néolithiques de la région.
Le tumulus est entouré de deux menhirs situés à 50 mètres au sud-est, renforçant son intégration dans un paysage mégalithique plus large. Sa structure, combinant cairn et terre, ainsi que son orientation nord-ouest/sud-est, reflètent des savoir-faire architecturaux avancés pour l’époque. Le site, propriété de la commune de Locmariaquer, reste un témoignage majeur des pratiques funéraires et symboliques du Néolithique en Bretagne.