Frise chronologique
1909-1917
Construction du tunnel
Construction du tunnel
1909-1917 (≈ 1913)
Réalisé par la Compagnie du Midi
juillet 1928
Mise en service
Mise en service
juillet 1928 (≈ 1928)
Électrification et ouverture officielle
1970
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1970 (≈ 1970)
Fin de la circulation ferroviaire
28 décembre 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Inscription de la tête de tunnel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tête de tunnel (cad. C 48) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Compagnie des Chemins de Fer du Midi - Maître d'ouvrage |
Responsable de la construction (1909-1917) |
Origine et histoire
Le tunnel de Pau-Canfranc, situé à Urdos dans les Pyrénées-Atlantiques, est un tunnel ferroviaire hélicoïdal construit entre 1909 et 1917 par la Compagnie des Chemins de Fer du Midi. Ce projet ambitieux, intégré à la ligne Pau-Canfranc, visait à relier la France à l’Espagne à travers les Pyrénées. La tête du tunnel, édifiée en moellons de calcaire hourdés au mortier de chaux, témoigne d’une architecture fonctionnelle adaptée aux contraintes montagneuses. L’électrification et la mise en service du tunnel n’intervinrent qu’en juillet 1928, marquant l’aboutissement de près de deux décennies de travaux.
L’exploitation ferroviaire cessa définitivement en 1970, laissant l’ouvrage à l’abandon. Malgré cette désaffectation, la tête du tunnel fut reconnue pour sa valeur patrimoniale et inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 28 décembre 1984 (référence cadastrale C 48). Propriété d’un établissement public de l’État, le site conserve une localisation approximative, évaluée comme « passable » (note 5/10) dans les bases de données géographiques. Son histoire reflète les enjeux techniques et géopolitiques des transports transfrontaliers au début du XXe siècle.
La construction du tunnel s’inscrit dans un contexte de modernisation des infrastructures ferroviaires européennes, où les compagnies privées, comme la Compagnie du Midi, jouaient un rôle central. Ce maître d’ouvrage, acteur majeur du réseau ferré français, supervisa un chantier complexe, marqué par les défis topographiques des Pyrénées. Aujourd’hui, le tunnel symbolise à la fois l’ingénierie audacieuse de l’époque et les aléas des projets transnationaux, interrompus par des changements économiques et politiques.