Frise chronologique
1835
Autorisation royale
Autorisation royale
1835 (≈ 1835)
Création de la fabrique par ordonnance.
1860
Apogée de la production
Apogée de la production
1860 (≈ 1860)
Développement maximal du site garancier.
1866-1867
Construction des étuves
Construction des étuves
1866-1867 (≈ 1867)
Ajout du bâtiment à voûtes alvéolaires.
1890
Reconversion en sucrerie
Reconversion en sucrerie
1890 (≈ 1890)
Fin de l’activité garancière sur place.
2011
Première protection
Première protection
2011 (≈ 2011)
Inscription partielle des bâtiments.
2015
Classement des étuves
Classement des étuves
2015 (≈ 2015)
Protection totale du bâtiment emblématique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité les bâtiments suivants : bâtiment des étuves de l'ancienne usine de garance (n° F du plan annexé, parcelles 183 à 185) ; grand bâtiment ouest de l'ancienne usine de garance, y compris les décors peints par les chantiers de jeunesse durant la seconde guerre mondiale (n° E du plan annexé, parcelles 9 et 37) ; petit bâtiment de la turbine, y compris la turbine qu'il contient, de l'ancienne usine d'alizarine (n° J du plan annexé, parcelle 137). Façades et toitures des bâtiments suivants : corps de porche (n° B du plan annexé, parcelle 4), bâtiment au nord du porche (n° C du plan annexé, parcelles 6 et 7), bâtiment en retour dans la cour (n° D du plan annexé, parcelles 319 et 320) de l'ancienne usine de garance ; bâtiment des magasins (n° K du plan annexé), grand bâtiment ouest (n° L du plan annexé) et bâtiment des chaudières et étuves (n° M du plan annexé) de l'ancienne usine d'alizarine (parcelle 137). Dispositifs hydrauliques liés au canal de Vaucluse sur le site et relevant de la parcelle 137 (cad. BL 4, 6, 7, 9, 137, 183 à 185, 319, 320) : inscription par arrêté du 8 juillet 2011 ; Le bâtiment des étuves de l'ancienne usine de garance, en totalité, situé dans l'usine de Beauport, 144 allée de Beauport figurant au cadastre section BL, parcelles n° 183, 184, 185 : classement par arrêté du 20 janvier 2015
Personnages clés
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Origine et histoire
L’usine de Beauport, implantée à Vedène au XIXe siècle, fut autorisée par ordonnance royale en 1835 pour produire de la poudre de garance, un colorant rouge très prisé. Son développement fut permis par sa localisation en bordure du canal de Vaucluse, qui fournissait l’énergie hydraulique indispensable. L’apogée du site fut atteint vers 1860, marqué par la construction d’un grand bâtiment d’étuves entre 1866 et 1867, doté de voûtes alvéolaires remarquables. Ces installations reflétaient l’importance économique de la garance, alors cultivée à grande échelle dans la région.
Avec le déclin de la garance à la fin du XIXe siècle, causé par la concurrence des colorants synthétiques, le site se reconvertit en 1890 en sucrerie. Au XXe siècle, il abritera successivement une usine d’oxygène et une fonderie, témoignant de son adaptation aux besoins industriels changeants. Aujourd’hui, Beauport est l’un des derniers vestiges mondiaux de l’industrie garancière, préservé pour ses bâtiments emblématiques comme les étuves ou le système hydraulique lié au canal de Vaucluse.
Classée et protégée depuis 2011 et 2015, l’usine conserve des éléments architecturaux uniques, dont des décors peints réalisés par les Chantiers de Jeunesse pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces protections concernent aussi bien les structures industrielles (turbine, chaudières) que les dispositifs hydrauliques, soulignant son rôle historique dans le patrimoine technique et social de la Provence. Le site, propriété privée, reste un symbole de l’innovation industrielle du XIXe siècle et de son héritage matériel.