Frise chronologique
1869
Fondation de l'usine
Fondation de l'usine
1869 (≈ 1869)
Création par Auguste Pernot rue Devosge.
1883
Rachat par les frères Richard
Rachat par les frères Richard
1883 (≈ 1883)
Développement international sous leur direction.
1903
Extension du site
Extension du site
1903 (≈ 1903)
Nouveaux bâtiments rues de Jouvence et Houblonnière.
1919
Apogée de la production
Apogée de la production
1919 (≈ 1919)
Dijon 3e ville biscuitière de France.
1963
Vente à Olibet
Vente à Olibet
1963 (≈ 1963)
Début du déclin industriel.
25 février 1983
Classement monument historique
Classement monument historique
25 février 1983 (≈ 1983)
Protection des façades et toitures restantes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment administratif, du bâtiment des ventes et expéditions (y compris la tour et la marquise) , du bâtiment du gardien ; grille de clôture (cad. HK 192) : inscription par arrêté du 25 février 1983
Personnages clés
| Auguste Pernot - Fondateur |
Créateur de la biscuiterie en 1869. |
| Lucien Richard - Repreneure et industriel |
Développa l’usine avec son frère. |
| Georges Richard - Repreneure et industriel |
Frère de Lucien, co-dirigeant l’entreprise. |
Origine et histoire
L’usine de biscuits Pernot, fondée en 1869 à Dijon par Auguste Pernot comme une modeste moutarderie et biscuiterie, fut rachetée en 1883 par les frères Lucien et Georges Richard. Sous leur direction, elle devint une entreprise d’envergure internationale, s’étendant sur deux sites majeurs : le premier autour des rues Devosge, Courtépée, Sambin et Gagnereaux, et le second, à partir de 1903, autour des rues de Jouvence, de la Houblonnière, des Buttes et Jean-Jean Cornu. En 1919, lors de son cinquantenaire, elle plaçait Dijon au troisième rang national pour la production de biscuits industriels.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’activité déclina, conduisant à la vente de l’usine en 1963 à la société Olibet. La production cessa sur le site de Jouvence en 1974, suivi de la démolition des bâtiments en 1976. Ceux du site central de Courtépée, datant de la fin du XIXe siècle, furent partiellement préservés, notamment les bâtiments administratifs, la tour d’inspiration mauresque, et la maison du concierge. Ces éléments, caractérisés par des bandeaux de briques polychromes, des poutrelles métalliques ornées et une marquise en verre, furent inscrits aux monuments historiques en 1983.
Les terrains libérés furent reconvertis en logements dans les années 1980. Certains objets de l’usine, sauvés de la destruction, sont aujourd’hui exposés au musée de la Vie bourguignonne. L’ensemble subsistant, organisé en U autour d’une cour, illustre l’architecture industrielle de la fin du XIXe siècle, mêlant fonctionnalité et ornementation éclectique, avec des influences orientales marquées dans la tour carrée aux baies en arc outrepassé.
La biscuiterie Pernot incarne ainsi l’âge d’or de l’industrie dijonnaise, avant son déclin post-Seconde Guerre mondiale. Son héritage architectural, bien que réduit, reste un symbole du patrimoine industriel de la Bourgogne-Franche-Comté, témoignant de l’innovation et de l’ambition économique de l’époque.