Acquisition de la carrière Saint-Victor 1749 (≈ 1749)
Achat par la famille Pavin de Lafarge.
1793
Premier four à chaux
Premier four à chaux 1793 (≈ 1793)
Exploitation sur la montagne Saint-Victor.
1831
Extension des fours
Extension des fours 1831 (≈ 1831)
Ajout de deux nouveaux fours.
1868
Lancement du ciment Portland
Lancement du ciment Portland 1868 (≈ 1868)
Innovation majeure par Lafarge frères.
1880
Construction de la Cité Blanche
Construction de la Cité Blanche 1880 (≈ 1880)
Première cité ouvrière du site.
1912
Premier four rotatif
Premier four rotatif 1912 (≈ 1912)
Modernisation de la production.
1922
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle 1922 (≈ 1922)
Œuvre de Siméon Baussan.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fours à chaux (cad. AH 7, 8) ; cité Blanche (cad. AH 35) ; cité ouvrière de 1913 (cad. AH 33) ; chapelle Saint-Victor (cad. AH 34) ; sacherie (cad. AH 44) : inscription par arrêté du 25 septembre 1995
Personnages clés
Siméon Baussan - Architecte
Concepteur de la chapelle Saint-Victor.
Famille Pavin de Lafarge - Propriétaires-fondateurs
À l’origine de l’exploitation en 1749.
Origine et histoire de l'Usine de chaux
L’usine de chaux de Viviers, située dans le département de l’Ardèche, trouve ses origines à la fin du XVIIIe siècle avec l’exploitation d’une carrière acquise en 1749 par la famille Pavin de Lafarge. Dès 1793, un premier four à chaux est mis en service sur le versant est de la montagne Saint-Victor, suivi par l’ajout de deux autres fours en 1831. L’activité s’intensifie avec la création d’une bluterie en 1846 et l’expansion à 10 fours en 1848. La société Lafarge frères, constituée dans les années 1850, marque un tournant en 1868 avec le lancement de la fabrication du ciment Portland, consolidant le site comme un acteur majeur de l’industrie cimentière.
Entre 1880 et 1920, l’usine connaît une période de modernisation et d’expansion significative. Une cité ouvrière, la Cité Blanche, est construite en 1880, suivie d’une école en 1882 et d’une sacherie en 1888. En 1890, l’usine compte 62 fours à chaux, et les premiers fours à gaz sont installés en 1899. Le XXe siècle voit l’arrivée de technologies innovantes, comme le premier four rotatif en 1912. Une nouvelle cité ouvrière est édifiée en 1913, et la chapelle Saint-Victor, conçue par l’architecte Siméon Baussan, est reconstruite en 1922 après une restructuration majeure du site en 1921.
Le site de Viviers, aujourd’hui désaffecté, reste un témoignage exceptionnel de l’évolution des techniques de production de chaux et de ciment. Les éléments protégés incluent les fours à chaux des années 1830-1840, la Cité Blanche, la sacherie de 1910, la cité ouvrière de 1913, et la chapelle Saint-Victor, construite en ciment sur un soubassement de pierre. Ces vestiges illustrent l’histoire sociale et industrielle de la région, marquée par le paternalisme et l’innovation technique, sous l’égide de la famille Lafarge puis du groupe Lafarge Coppée.