Crédit photo : Ville de Saint Philippe - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1861-1863
Construction de l’usine
Construction de l’usine 1861-1863 (≈ 1862)
Édifiée par Jacques-Henri Montbel Fontaine.
1868
Rachat par le Crédit foncier colonial
Rachat par le Crédit foncier colonial 1868 (≈ 1868)
Changement de propriété après construction.
1887
Fin de la production sucrière
Fin de la production sucrière 1887 (≈ 1887)
Arrêt définitif de l’activité.
1919
Transformation en féculerie
Transformation en féculerie 1919 (≈ 1919)
Nouvelle activité : manioc.
1932
Abandon après un cyclone
Abandon après un cyclone 1932 (≈ 1932)
Dégâts irréparables causés.
11 juillet 2002
Première inscription aux monuments historiques
Première inscription aux monuments historiques 11 juillet 2002 (≈ 2002)
Protection de la cheminée.
22 mars 2022
Extension de la protection
Extension de la protection 22 mars 2022 (≈ 2022)
Inscription de tous les vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'usine du Baril, en totalité, comprenant la cheminée et les vestiges de l'usine, tant en élévation qu'archéologiques, situés au lieu-dit Le Baril, sur les parcelles n°83 et 159, figurant au cadastre section AY : inscription par arrêté du 22 mars 2022
Personnages clés
Jacques-Henri Montbel Fontaine - Ancien maire de Saint-Philippe et constructeur
Fonda l’usine entre 1861-1863.
Origine et histoire
L’usine du Baril est une ancienne usine sucrière construite entre 1861 et 1863 sur la côte sud-est de La Réunion, à Saint-Philippe, au lieu-dit Le Baril. Elle est édifiée par Jacques-Henri Montbel Fontaine, ancien maire de la commune, et incarne l’essor de l’industrie sucrière dans cette région au XIXe siècle. Son implantation en bord d’océan Indien reflète l’importance stratégique des infrastructures portuaires pour l’exportation du sucre.
Rachetée en 1868 par le Crédit foncier colonial, l’usine cesse sa production sucrière en 1887, marquant la fin d’une période économique florissante. Transformée en féculerie de manioc en 1919, elle subit les ravages d’un cyclone en 1932, entraînant son abandon définitif. Les vestiges, dont la cheminée emblématique, sont aujourd’hui protégés au titre des monuments historiques.
La protection du site évolue avec le temps : un premier arrêté en 2002 inscrit la cheminée et son terrain, avant qu’un second, en 2022, n’étende cette protection à l’ensemble des vestiges archéologiques et architecturaux. Ces mesures soulignent la valeur patrimoniale de l’usine, symbole du passé agricole et industriel de La Réunion. Propriété de la commune de Saint-Philippe, le site reste un témoignage tangible des mutations économiques de l’île.
L’usine du Baril s’inscrit dans un contexte historique plus large, celui de l’économie de plantation à La Réunion au XIXe siècle. La culture de la canne à sucre, introduite dès le XVIIe siècle, connaît un essor majeur grâce à l’esclavage puis au travail engagé après son abolition en 1848. Les usines sucrières, comme celle du Baril, jouent un rôle central dans cette économie, tout en étant vulnérables aux aléas climatiques et aux crises économiques.
Aujourd’hui, les ruines de l’usine, situées sur la Route Nationale 2, offrent un aperçu des techniques industrielles de l’époque. Leur préservation permet d’étudier l’architecture industrielle créole et les adaptations locales aux contraintes géographiques et climatiques. Le site, bien que partiellement en ruines, constitue un lieu de mémoire pour les Réunionnais et un attrait pour les visiteurs intéressés par l’histoire économique de l’île.
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