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Usine élévatrice des eaux à Colombes dans les Hauts-de-Seine

Usine élévatrice des eaux

    93 Rue Paul Bert
    92700 Colombes
Propriété du département
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
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Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Usine élévatrice des eaux
Crédit photo : Moonik - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1893
Construction usine A
7 juillet 1895
Inauguration par Poubelle
1901
Agrandissement par Loewy
1931
Installation électropompes
1944
Bombardement et destruction
17 décembre 1992
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de l'usine (grande et petite halles) et de l'ancien bureau (actuel vestiaire) (cad. BU 4) : inscription par arrêté du 17 décembre 1992

Personnages clés

Eugène Poubelle - Préfet de la Seine Inaugura l’usine en 1895.
André Loewy - Ingénieur des Ponts et Chaussées Conçut l’agrandissement de 1901.

Origine et histoire

L’usine élévatrice des eaux de Colombes, située rue Paul-Bert, fut conçue pour surmonter un défi technique : élever les eaux usées de Paris à 40 mètres d’altitude afin de les acheminer vers les coteaux d’Argenteuil, évitant ainsi une pression excessive dans un siphon sous la Seine. L’usine originale, inaugurée en 1895 par le préfet Eugène Poubelle, comprenait une grande halle abritant des pompes à vapeur actionnées par des chaudières à charbon, et une petite halle annexe. Son rôle était crucial dans le système d’assainissement parisien, reliant les égouts de Clichy au pont-aqueduc de Colombes.

Agrandie en 1901 sous la direction de l’ingénieur André Loewy, l’usine intégra une structure métallique remarquable, avec des fermes triangulaires et des poutres en treillis, ainsi que des façades en briques bichromes et des frises en terre cuite. L’usine « B », construite cette année-là, survécut à la Seconde Guerre mondiale, contrairement à l’usine « A » de 1893, détruite en 1944. Les électropompes installées en 1931 modernisèrent le site, tandis que la petite halle des chaudières fut convertie en bureaux en 1995 pour le Centre de Recherche interdépartemental pour le Traitement des Eaux résiduaires.

Classée Monument Historique en 1992 pour ses façades, toitures et vestiaire (ancien bureau), l’usine illustre l’ingénierie hydraulique du début du XXe siècle. Ses halles, aux charpentes métalliques signées Moisant-Laurent et Savey, et ses motifs décoratifs en briques polychromes, témoignent d’une architecture industrielle soignée. Propriété du département des Hauts-de-Seine, elle reste un vestige fonctionnel de l’histoire de l’assainissement francilien, initialement liée aux champs d’épandage d’Achères.

Liens externes