Frise chronologique
1861
Fondation de l'usine
Fondation de l'usine
1861 (≈ 1861)
Création par François Gillet en bordure du Gier
1877
Construction de la teinturerie
Construction de la teinturerie
1877 (≈ 1877)
Agrandissement avec ateliers et sheds en fonte
1976
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1976 (≈ 1976)
Conséquence de la crise pétrolière de 1973
21 mars 1995
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
21 mars 1995 (≈ 1995)
Protection des façades et toitures restantes
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures des bâtiments de l'ancienne usine (cad. AI 140, 141) : inscription par arrêté du 21 mars 1995
Personnages clés
| François Gillet - Industriel et fondateur |
Crée l’usine en 1861 |
| André Gaspard - Architecte |
Conçoit bâtiments et décor de briques |
Origine et histoire
L’usine Gillet de Saint-Chamond, fondée en 1861 par l’industriel François Gillet, s’implante en bordure du Gier pour exploiter la qualité de ses eaux, essentielle aux activités de teinturerie. Le site se développe rapidement, avec la construction d’une teinturerie de soie artificielle surnommée La Soie d’Izieux dans les années 1870-1880. L’architecte André Gaspard conçoit les bâtiments, dont la cheminée en briques rouges, et orne les façades d’un décor somptueux en parement de briques.
Après un déclin amorcé après la Seconde Guerre mondiale, l’usine ferme définitivement en 1976, victime de la crise pétrolière de 1973. Rachatée par la ville de Saint-Chamond en 1977, elle est partiellement reconvertie en pépinière d’entreprises dans les années 1980. Malgré des démolitions dans les années 1970, l’ensemble conserve ses ateliers de 1877 (avec sheds en fonte), le bâtiment de direction, la villa et la cheminée. Les façades et toitures sont protégées par inscription aux Monuments historiques en 1995.
Le site illustre l’âge d’or de l’industrie textile stéphanoise, tirant parti des ressources locales (eau du Gier, main-d’œuvre qualifiée) et de l’innovation architecturale. La présence de Gaspard André, architecte lyonnais réputé, souligne l’ambition esthétique et fonctionnelle du projet. Aujourd’hui, l’usine témoigne à la fois du patrimoine industriel de la Loire et des mutations économiques du XXe siècle.