Construction initiale 1841 (≈ 1841)
Édification de l'usine par Jean Lambert-Fournet sur l'emplacement d'un moulin à blé.
1847
Installation machine à vapeur
Installation machine à vapeur 1847 (≈ 1847)
Ajout d'une machine à vapeur de type Woolf provenant des ateliers Hall de Rouen.
1899
Reconversion de l'usine
Reconversion de l'usine 1899 (≈ 1899)
L'usine est louée à Georges Leroy et Ridel pour la fabrication de boîtes pour le fromage de Livarot.
1905
Nouvelle machine à vapeur
Nouvelle machine à vapeur 1905 (≈ 1905)
Acquisition d'une nouvelle machine à vapeur des établissements Crépelle de Lille.
1919
Incendie et reconstruction
Incendie et reconstruction 1919 (≈ 1919)
L'usine est incendiée et partiellement reconstruite la même année.
1988
Fin de l'activité industrielle
Fin de l'activité industrielle 1988 (≈ 1988)
Cessation de l'activité industrielle et acquisition des bâtiments par la municipalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Séchoir ; bâtiment attenant, en retour d'équerre au Nord-Ouest et comprenant le local de la machine à vapeur, la salle des chaudières et la cheminée (cad. AH 299) : inscription par arrêté du 18 novembre 1988
Personnages clés
Jean Lambert-Fournet
Constructeur initial de l'usine en 1841.
Georges Leroy
Locataire de l'usine en 1899 et mécène pour la cité ouvrière.
Origine et histoire de l'Usine Leroy
L'ancienne usine Leroy, située à Livarot (Calvados), a été construite en 1841 par Jean Lambert-Fournet sur l'emplacement d'un moulin à blé pour y abriter une filature de lin. Animée d'abord par une roue hydraulique, elle reçoit en 1847 une machine à vapeur de type Woolf provenant des ateliers Hall de Rouen ; au tournant du XXe siècle, l'énergie hydraulique et la vapeur y sont attestées. Louée en 1899 à Georges Leroy et à Ridel, l'usine est alors reconvertie en fabrique de boîtes pour le fromage de Livarot et, après 1911, diversifie sa production par la fabrication de panneaux en contreplaqué. En 1905 une nouvelle machine à vapeur, sortie des établissements Crépelle de Lille et d'un modèle à traction directe horizontale monocylindrique à détente variable dotée d'un régulateur Corliss, est acquise puis transférée à Livarot ; elle développe une puissance de 300 chevaux et alimente d'abord une dynamo Breguet pour l'éclairage en courant continu, avant l'adjonction ultérieure d'un générateur-alternateur permettant la production en courant alternatif. Incendiée en 1919, l'usine est partiellement reconstruite la même année et remplace la roue hydraulique par deux turbines Teisset-Brault ; des agrandissements sont signalés vers 1935 et de nouvelles reconstructions ont lieu après la Seconde Guerre mondiale, avec l'installation d'un générateur-alternateur Jeumont après 1944. L'établissement emploie successivement différentes formes sociales — société en commandite simple autour de 1900, puis société anonyme des établissements Leroy en 1906 — et passe plus tard aux mains de la société Isoroy en 1974 puis du groupe Pinault en 1986. L'activité industrielle cesse en 1988 ; la municipalité acquiert alors les bâtiments avec le projet de mise en valeur de la machine à vapeur. Le bâtiment abritant la machine et la chaufferie, ainsi que le séchoir et la cheminée, sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 18 novembre 1988, et la machine elle-même est protégée au titre des objets par arrêté du 28 juin 1989. Sortie des ateliers Crépelle à la fin du XIXe siècle et acquise en 1905 via la Société des Mines de La Bellière (Orne), cette machine a fonctionné jusqu'en 1968 ; elle constitue le seul élément industriel sauvegardé in situ. L'effectif de l'usine a varié au fil du temps, d'environ 35 ouvriers en 1875 à 260 en 1917 ; certains salariés logeaient dans une cité ouvrière construite par la ville entre les rues Chasles et Banaston, dont les travaux furent partiellement financés par Georges Leroy.