Fondation de l'usine 1843 (≈ 1843)
Louis Motte-Bossut fonde l'usine et commence la construction selon un modèle anglais.
1845
Incendie et reconstruction
Incendie et reconstruction 1845 (≈ 1845)
Un incendie partiel détruit une partie de l'usine, entraînant sa reconstruction et son agrandissement.
1862
Construction d'un annexe
Construction d'un annexe 1862 (≈ 1862)
Construction d'un bâtiment annexe conçu pour résister au feu.
1866
Destruction et reconstruction
Destruction et reconstruction 1866 (≈ 1866)
L'ancienne filature est détruite par un incendie et reconstruite avec un étage supplémentaire.
1877
Extension de la filature
Extension de la filature 1877 (≈ 1877)
Investissement dans une filature de laine sur une parcelle voisine.
1891
Unification des bâtiments
Unification des bâtiments 1891 (≈ 1891)
Un nouveau bâtiment unit définitivement les différentes parties de l'usine.
1978
Inscription historique
Inscription historique 1978 (≈ 1978)
L'usine est inscrite au titre des monuments historiques.
1989-1993
Réhabilitation du site
Réhabilitation du site 1989-1993 (≈ 1991)
L'usine est réhabilitée par le cabinet Area d'Alain Sarfati pour accueillir des établissements culturels.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parties anciennes de l'usine (cad. HW 40) : inscription par arrêté du 30 mars 1978
Personnages clés
Louis Motte-Bossut
Fondateur de l'usine Motte-Bossut en 1843.
Alain Sarfati
Architecte responsable de la réhabilitation de l'usine entre 1989 et 1993.
Origine et histoire de l'Usine Motte-Bossut
L'usine Motte-Bossut, fondée par Louis Motte-Bossut en 1843, est une filature textile établie le long d'un bras du canal de Roubaix. Construite entre 1843 et 1845 selon un modèle anglais et équipée de métiers « self-acting », elle atteignit une capacité exceptionnelle, lui valant le surnom de « filature monstre ». Après un incendie partiel en 1845, les bâtiments furent reconstruits et agrandis pour accueillir une production importante. Un « annexe » construit en 1862, conçu à l'épreuve du feu, prit le relais après que l'ancienne filature eut été entièrement détruite par un incendie en 1866 ; cet ensemble agrandi en 1864 puis rehaussé d'un étage attique en 1866 constitue l'origine du bâtiment actuel. La société étendit ses installations en investissant dans une filature de laine en 1877 sur la parcelle voisine, reliée d'abord par une passerelle, puis réunie définitivement par un nouveau bâtiment en 1891. Des agrandissements et équipements complémentaires furent réalisés au fil du temps, notamment un magasin étendu et une chaufferie, ainsi que divers ateliers au début du XXe siècle. L'usine se présente comme un édifice néogothique et fortifié en brique, à murs crénelés, pignons à redents et plusieurs niveaux ; deux tours en saillie, édifiées à la fin du XIXe siècle, marquent son entrée monumentale. Les ingénieurs de la maison appliquèrent les méthodes anglaises et des machines performantes, assurant une concurrence soutenue avec les usiniers d'outre-Manche. Considéré comme un fleuron de l'architecture industrielle du Nord, le site a été inscrit au titre des monuments historiques en 1978. Victime de la récession du secteur textile, l'usine cessa son activité au début des années 1980 ; la ville de Roubaix acquit alors les lieux et céda le corps principal de la filature à l'État. Réhabilité par le cabinet Area d'Alain Sarfati entre 1989 et 1993, l'ancien complexe abrite désormais le Centre des Archives du monde du travail ; les bâtiments donnant sur le boulevard Leclerc ont également été réaménagés pour accueillir d'autres établissements culturels et de communication. Le bras du canal sur lequel s'implantaient à l'origine les usines a depuis été comblé et transformé en boulevards.