Usine sidérurgique d'Uckange en Moselle

Patrimoine classé Patrimoine industriel Usine

Usine sidérurgique d'Uckange

  • Le Bourg
  • 57270 Uckange
Usine sidérurgique dUckange
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Propriété d'une société privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1890
Création de l'usine
1904
Mise en place des hauts fourneaux
1928-1935
Modernisation de l'usine
1991
Fermeture de l'usine
2001
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le haut-fourneau U4 avec ses annexes : cowpers incluant la cheminée, halle de coulée, tuyauteries, portique de chargement, dispositifs d'épuration, bennes Staehler, wagon porte-bennes, rails de roulement, accumulateurs à matières ; les façades et toitures du bâtiment des compresseurs ; le bâtiment des soufflantes en totalité, y compris les machines ; les façades, toitures, hall d'entrée et grand escalier du bâtiment d'administration ; la sous-station électrique en totalité, avec les installations ; le bâtiment des chaudières, incluant les machines (cad. B 4589/356, 4590/356, 4591/356, 4592/356, 4593/356, 4594/356, 4595/356) : inscription par arrêté du 11 janvier 2001

Personnages clés

Frères Stumm Fondateurs de l'usine sidérurgique d'Uckange.
Claude Lévêque Artiste ayant réalisé la mise en lumière 'Tous les soleils'.

Origine et histoire de l'Usine sidérurgique

L'usine sidérurgique d'Uckange, en Moselle, est une ancienne usine de production de fonte par haut fourneau dont il ne subsiste au début du XXIe siècle que le haut fourneau U4 et ses installations périphériques, classés monument historique. Créée par la société Gebrüder Stumm en 1890 pour les frères Stumm, l'usine produisait des fontes en gueuses à partir du minerai local, la minette; les premiers hauts fourneaux ont été mis en place entre 1890 et 1904. Les Stumm ont sécurisé leurs approvisionnements en achetant les concessions minières Charles‑Ferdinand à Hettange‑Grande et Ida à Sainte‑Marie‑aux‑Chênes, reliées à l'usine respectivement par une galerie et un chemin de fer électrifié, et par un transporteur à câble aérien. Après la Première Guerre mondiale, l'usine passa sous le contrôle des Forges et Aciéries du Nord et de Lorraine, qui reconstruisirent plusieurs bâtiments, dont les bureaux, la chaufferie et le bâtiment des machines soufflantes. La numérotation et la gestion des hauts fourneaux furent transformées et l'appareil industriel fut modernisé entre 1928 et 1935, période au cours de laquelle certains fours furent arrêtés et démantelés. L'usine a connu des phases de prospérité, exportant des gueuses vers la Sarre et concentrant une part importante de la production française de fonte de moulage à partir des années 1960. À partir du début des années 1960 l'établissement s'est réorganisé : il abandonna progressivement la minette lorraine au profit d'hématites d'importation, mit en service des chaînes d'agglomération modernes conçues par Lurgi et se raccorda au gazoduc de la centrale thermique de Richemont. La restructuration du secteur donna naissance à la société des Hauts Fourneaux Réunis de Saulnes et Uckange, qui concentra sur Uckange la production à partir de minerai et fit évoluer la production vers des fontes spéciales de moulage. L'usine, idéalement située sur la Moselle, recevait des minerais importés via Rotterdam puis par barge jusqu'au port d'Uckange/Illange. Malgré plusieurs innovations techniques — abandon de la minette, injection de fioul puis de charbon pulvérisé aux tuyères, essais de torches à plasma et automatisation — la demande pour la fonte de moulage déclina et l'activité périclita progressivement. Les hauts fourneaux furent arrêtés les uns après les autres ; après diverses rénovations et reconstructions, le haut fourneau U4, reconstruit en 1976 et rallumé pour une courte campagne en 1988, fut le dernier à fonctionner. Usinor‑Sacilor, devenu actionnaire majoritaire, annonça la fermeture du site; la production de fonte s'est définitivement arrêtée le 17 décembre 1991, tandis que l'usine d'agglomération a continué jusqu'en 1994. Face à sa menace de disparition, une longue campagne de conservation menée par l'association MECILOR, la municipalité d'Uckange, la DRAC Lorraine et le CILAC a abouti à l'inscription du haut fourneau U4 et de ses annexes à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2001. La communauté d'agglomération du Val de Fensch est devenue propriétaire du site en 2005; l'association MECILOR, fondée en 1991 par d'anciens salariés, a joué un rôle actif dans la sauvegarde, la médiation et l'animation du lieu. Le site a été intégré dans un espace paysager, le Jardin des Traces, et a fait l'objet d'une mise en lumière intitulée "Tous les soleils", réalisée par l'artiste Claude Lévêque. Au plan technique, l'usine d'Uckange se distinguait par la diversité des fontes produites : chaque haut fourneau était souvent dédié à une nuance, la fonte étant désulfurée par injection en fond de poche et ajustée par addition de ferrailles ou de ferroalliages. En 1974 trois hauts fourneaux encore en service présentaient des creusets de 6,5 à 7 m de diamètre et des volumes utiles allant jusqu'à 1 002 m3, et l'alimentation se faisait selon des dispositifs variés, dont le skip et les bennes Staehler. La production était coulée en petites gueuses de 13 kg ; les stocks de fonte représentaient en général deux à trois mois de fonctionnement et la production journalière pouvait atteindre 1 600 à 2 000 tonnes. Dépourvue de cokerie intégrée, l'usine recevait quotidiennement d'importantes livraisons de coke par train et développa l'injection de charbon pulvérisé aux tuyères ; l'installation de broyage et d'injection construite en 1989–1990 a été démontée après la fermeture et réutilisée sur d'autres sites. Le site est aujourd'hui un lieu de mémoire et de promenade, relié aux autres patrimoines industriels du bassin lorrain, et constitue une première étape d'une reconversion qui vise la mixité des usages et l'appropriation par les habitants et les visiteurs. Le haut fourneau U4 a servi de décor à des productions audiovisuelles : des scènes d'Amours à mort (Meurtres en Moselle) y ont été tournées en 2018, et le site a accueilli des séquences du Visiteur du Futur; il a été sélectionné pour l'émission Le Monument préféré des Français en 2020, où il s'est classé septième. La sécurisation du site limite encore l'accès intérieur ; une étude de faisabilité en 2013 a envisagé des phases d'ouverture progressive, mais les coûts de mise en sécurité imposent des compromis techniques et financiers.

Devenir actuel

Après une campagne en vue de sa conservation, soutenue par l'association MECILOR, le haut fourneau U4 est classé, intégré dans un espace paysager, le Jardin des Traces.

Liens externes