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Usine sucrière Darboussier

Usine sucrière Darboussier


    97110 Pointe-à-Pitre
Propriété de la commune
Usine sucrière Darboussier
Usine sucrière Darboussier
Usine sucrière Darboussier
Usine sucrière Darboussier
Usine sucrière Darboussier
Usine sucrière Darboussier
Usine sucrière Darboussier
Usine sucrière Darboussier
Crédit photo : Aristoi - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1867-1869
Construction de l'usine
1907
Changement de propriétaire
1928
Destruction par ouragan
1980
Fermeture définitive
2006
Protection monument historique
10 mai 2015
Inauguration du Mémorial ACTe
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le bâtiment administratif de l'usine, ancien siège de la SIAPAP (cad. AP 175) : inscription par arrêté du 20 avril 2006

Personnages clés

Jean Darboussier - Commerçant et propriétaire terrien Fonda l’habitation originale au XVIIIe siècle.
Jean-François Cail - Industriel et cofondateur Fournit machines et bâtiments en 1867.
Ernest Souques - Cofondateur et directeur Dirigea l’usine jusqu’en 1907.
François Hollande - Président de la République Inaugura le Mémorial ACTe en 2015.

Origine et histoire

L’usine sucrière Darboussier, située à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, fut édifiée entre 1867 et 1869 par la Compagnie sucrière de la Pointe-à-Pitre (CSPAP), fondée par les industriels Jean-François Cail et Ernest Souques. Implantée sur l’ancienne habitation-sucrerie de Jean Darboussier, commerçant français du XVIIIe siècle, elle devint le plus gros employeur de l’île, reflétant les hiérarchies raciales de la société créole post-esclavagiste. L’usine fonctionnait en circuit fermé, contrôlant logements, commerces et terres mises en colonage (système de servage), tout en subissant les crises sucrières mondiales (1885, 1895, 1902).

En 1907, Souques cède l’usine à ses créanciers métropolitains, formant la Société industrielle et agricole de Pointe-à-Pitre (SIAPAP). Détruite par l’ouragan Okeechobee en 1928, elle est reconstruite en béton, mais ferme définitivement en 1980, laissant une friche de 10 hectares. Le site, partiellement protégé comme monument historique en 2006, abrite depuis 2015 le Mémorial ACTe, inauguré par François Hollande, dédié à la mémoire de l’esclavage et de la traite négrière.

L’architecture du site mêle vestiges du XIXe siècle (brique et fer) et reconstructions des années 1940, comme le bâtiment administratif à deux niveaux, marqué par le logo de la SIAPAP. Ce dernier, symbole de l’ère industrielle, contraste avec la vocation mémorielle actuelle du lieu. Le Mémorial ACTe, en réhabilitant cette friche, lie patrimoine industriel et histoire coloniale, tout en dynamisant un quartier marqué par le déclin économique post-fermeture.

Liens externes