Construction de la verrerie 1860 (≈ 1860)
Fondation par Félix Richer comme verrerie.
1881
Transformation en porcelainerie
Transformation en porcelainerie 1881 (≈ 1881)
Installation de trois fours à globe.
1900
Changement de nom
Changement de nom 1900 (≈ 1900)
Devenue *B.L. et Charonnat*.
1919
Rachat par la famille Gaucher
Rachat par la famille Gaucher 1919 (≈ 1919)
Exploitation jusqu’en 1959.
1999
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1999 (≈ 1999)
Protection des fours et bâtiments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux fours à globe fonctionnant au charbon de l'usine Gaucher ainsi que les bâtiments qui les abritent (cad. DM 556) ; le four à globe fonctionnant au gaz de l'usine Vincent-Blin ainsi que le bâtiment qui l'abrite (cad. DM 103) : inscription par arrêté du 8 mars 1999
Personnages clés
Félix Richer - Fondateur de la verrerie
Commanditaire initial en 1860.
Besnard, Lachaise et Cie - Exploitants (1881)
Société gérant la porcelainerie.
Famille Gaucher - Propriétaires (1919-1959)
Derniers exploitants industriels.
Origine et histoire des Usines de porcelaine
Les usines de porcelaine Gaucher et Vincent-Blin, implantées à Vierzon dans le Cher, trouvent leur origine dans une verrerie construite en 1860 pour Félix Richer. Ce site industriel fut transformé en 1881 en fabrique de porcelaine, équipée de trois fours ronds à globe fonctionnant au charbon. À cette époque, l’usine était exploitée par la société Besnard, Lachaise et Cie, employant 180 ouvriers dès 1882. Ce complexe illustre l’importance de la production porcelainière dans la région, intégrée au tissu urbain entre gare ferroviaire et canal.
En 1900, l’usine prit le nom de B.L. et Charonnat, avant d’être cédée en 1919 à la famille Gaucher, qui l’exploita jusqu’en 1959. Le site, couvrant 2 700 m2, abritait une charpente métallique exceptionnelle, datant probablement des années 1840-1850, et des fours à feu intermittent, témoins d’une technologie industrielle durable. Proche de l’usine Blin — où un four similaire adapté au gaz subsiste —, le site Gaucher-Blin offre un exemple rare d’évolution des techniques de cuisson, du charbon au gaz.
Désaffectées et partiellement démolies (permis accordés en 1991 et 1998), les usines furent inscrites aux monuments historiques en 1999 pour leurs fours et bâtiments associés. La ville de Vierzon, propriétaire, envisage une réhabilitation paysagère du site de la Croix Blanche, en conservant ces vestiges industriels emblématiques. Les fours à globe, fonctionnels jusqu’aux années 1950, représentent un patrimoine technique majeur, aujourd’hui menacé par la dégradation des structures.
Le contexte urbain de Vierzon au XIXe siècle révèle une concentration d’activités industrielles, avec des sites comme Gaucher-Blin enclavés entre infrastructures de transport (chemin de fer, canal) et habitations. Cette organisation reflète l’intégration de l’industrie dans la vie locale, où la porcelaine jouait un rôle économique clé. La proximité des usines Gaucher et Blin, ainsi que leur complémentarité technique (charbon vs gaz), soulignent l’innovation et l’adaptation des méthodes de production dans la région.