Frise chronologique
1836
Première locomotive du Creusot
Première locomotive du Creusot
1836 (≈ 1836)
Onze ans avant la construction des usines.
1847
Début de la construction
Début de la construction
1847 (≈ 1847)
Atelier d’ajustage lancé par Schneider.
années 1870
Modernisation des ponts roulants
Modernisation des ponts roulants
années 1870 (≈ 1870)
Équipement de la halle en ponts roulants.
1886
Incendie et reconstruction
Incendie et reconstruction
1886 (≈ 1886)
Atelier d’ajustage reconstruit après sinistre.
1920
Fin de la production ferroviaire
Fin de la production ferroviaire
1920 (≈ 1920)
Déplacement des ateliers sur un autre site.
21 novembre 1975
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
21 novembre 1975 (≈ 1975)
Protection de l’atelier des locomotives.
1984
Destructions partielles
Destructions partielles
1984 (≈ 1984)
Seuls deux bâtiments épargnés.
1998
Réhabilitation en bibliothèque
Réhabilitation en bibliothèque
1998 (≈ 1998)
Nouvelle vocation pour la halle des grues.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'atelier des locomotives (cad. AI 49) : inscription par arrêté du 21 novembre 1975
Personnages clés
| Schneider et Cie - Société industrielle |
Commanditaire et constructeur des usines. |
Origine et histoire
Les usines Schneider, situées au Creusot en Saône-et-Loire, constituent un ensemble industriel emblématique du 2e quart du XIXe siècle. Elles furent construites par la société Schneider et Cie à partir de 1847, onze ans après la production de la première locomotive du Creusot. L’atelier d’ajustage, initialement conçu sur deux niveaux, fut reconstruit après un incendie en 1886, tandis que la halle des grues et locomotives, équipée de ponts roulants dans les années 1870, symbolise l’innovation technique de l’époque. Ces bâtiments, parmi les rares survivants des destructions de 1984, témoignent de l’âge d’or de la construction ferroviaire dans la Plaine des Riaux.
La halle des grues et locomotives, inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1975, se distingue par sa charpente en bois portée par des colonnes en fonte et ses quatorze ponts roulants (dont trois conservés). Après sa désaffectation industrielle, elle fut réhabilitée en 1998 pour accueillir une bibliothèque universitaire. Quant à l’atelier d’ajustage, reconstruit en brique après 1886, il abrite depuis 1991 le centre universitaire Condorcet, marquant ainsi une reconversion patrimoniale réussie.
Ces usines illustrent aussi l’évolution des techniques de production : dissociant dès 1849 les ateliers ferroviaires de ceux dédiés à la marine, elles reflètent la diversification industrielle de Schneider. Leur architecture, mêlant brique et fonte, incarne les standards du milieu du XIXe siècle, tandis que leur préservation offre un témoignage rare des débuts de la révolution industrielle en France. Les protections patrimoniales et les réhabilitations ultérieures soulignent leur importance historique et culturelle pour la région Bourgogne-Franche-Comté.