Frise chronologique
1927-1942
Études de Carlo Conti
Études de Carlo Conti
1927-1942 (≈ 1935)
Inventaire systématique des pétroglyphes par ce sculpteur.
1967
Recherches d'Henry de Lumley
Recherches d'Henry de Lumley
1967 (≈ 1967)
Début des relevés scientifiques modernes (Muséum national).
18 août 1979
Intégration au parc du Mercantour
Intégration au parc du Mercantour
18 août 1979 (≈ 1979)
Protection écologique et paysagère du site.
8 décembre 1989
Classement monument historique
Classement monument historique
8 décembre 1989 (≈ 1989)
Protection légale des gravures rupestres.
Fin du XIXe siècle
Découverte des gravures
Découverte des gravures
Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Premières identifications par Clarence Bicknell en 1897.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Clarence Bicknell - Pionnier des études |
Premier inventaire des gravures en 1897. |
| Carlo Conti - Sculpteur et archéologue |
Études approfondies entre 1927 et 1942. |
| Henry de Lumley - Préhistorien |
Dirige les recherches depuis 1967 (Muséum national). |
| Emilia Masson - Chercheuse au CNRS |
Interprétation cosmologique des gravures (années 1990). |
Origine et histoire
La vallée des Merveilles, située dans le massif du Mercantour près de Tende, est célèbre pour ses plus de 40 500 gravures rupestres préhistoriques, principalement datées du Néolithique final et de l’Âge du bronze ancien. Ces pétroglyphes, découverts à la fin du XIXe siècle, se répartissent sur 1 400 hectares autour du mont Bégo (2 872 m) et incluent des représentations de bovins, d’armes, d’anthropomorphes et de motifs géométriques. Les gravures, réalisées par percussion ou traçage, suggèrent des préoccupations religieuses ou pastorales, avec des interprétations variant entre rites agraires et symboles cosmiques.
Les recherches systématiques ont débuté en 1897 avec Clarence Bicknell, suivi par Carlo Conti (1927-1942) et Henry de Lumley (depuis 1967). Ce dernier a coordonné l’inventaire et la numérisation des gravures, révélant une organisation sociale complexe liée à des croyances autour du mont Bégo, potentiellement divinisé. Les gravures plus récentes, datant du Moyen Âge à l’époque moderne, incluent des inscriptions latines, des représentations de soldats ou de marins, et des signatures de bergers. Le site, classé monument historique en 1989, est protégé et accessible via des visites guidées pour préserver son intégrité.
Le contexte géologique explique la conservation des gravures : les roches permiennes (siltites, grès) ont été polies par les glaciers il y a 10 000 ans, offrant des surfaces lisses idéales. La vallée, intégrée au parc national du Mercantour en 1979, est traversée par le GR52, mais l’accès hors sentier est interdit sans guide. Le musée départemental des Merveilles à Tende complète la visite en exposant des moulages et des interprétations archéologiques.
Les interprétations des gravures varient : Emilia Masson y voit une narration cosmologique (union ciel-terre, victoire du dieu de l’orage), tandis que Chantal Jègues-Wolkiewiez propose un lien avec l’astronomie et la constellation du Taureau. Ces hypothèses soulignent le caractère sacré du site, peut-être un sanctuaire à ciel ouvert dédié à la fertilité et aux cycles naturels. Les dégradations modernes sont strictement sanctionnées, le site étant à la fois un patrimoine archéologique majeur et un écosystème fragile.
La gestion du site repose sur un partenariat entre la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur et le parc du Mercantour, avec des conventions pour encadrer la fréquentation. Les gravures, vulnérables à l’érosion et au vandalisme, font l’objet de relevés 3D et de bases de données pour leur préservation. Des colloques internationaux, comme celui de 1991 à Tende, ont permis d’élargir les recherches comparatives avec d’autres sites rupestres alpins, comme le Valcamonica en Italie.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Conditions de visites sur le site officiel ci-dessus