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Vestiges archéologiques d'un centre de production de céramique à Coulanges dans l'Allier

Vestiges archéologiques d'un centre de production de céramique

    22 Route de Digoin
    03470 Coulanges
Propriété privée

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
100
200
1900
2000
14–37 (règne de Tibère)
Première période de production
117–138 (époque d’Hadrien)
Apogée des fours
Fin Ier siècle (Flaviens)
Seconde phase artisanale
1957
Découverte initiale
1974
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les parcelles B 300 (lieudit Les Lattes), 455 (lieudit Mortillon), 573, 574, 579, 667 à 671 (lieudit La Grange Vilaine) contenant des vestiges archéologiques : classement par arrêté du 26 février 1974

Personnages clés

Drs Chigot et J. Michel - Découvreurs du site Trouvèrent des débris en 1957.
H. Vertet - Archéologue fouilleur Fouilla fours et dépotoirs (1961–1972).
Hortensius - Artisan potier Estampille sur moule en terre blanche.
ANNVS F, AVGVRINVS, CARATVCCVS - Estampilles d’artisans Marques sur mortiers exportés.

Origine et histoire

Le site archéologique de Coulanges-Mortillon, situé près du hameau de Mortillon dans l’Allier (Auvergne-Rhône-Alpes), est un atelier de poterie gallo-romain du Haut-Empire (Ier–IIe siècles). Découvert en 1957 par les docteurs Chigot et J. Michel, il livre des débris de sigillée, des poteries communes, et un moule estampillé Hortensius. Les fouilles ultérieures (1960–1972), menées notamment par H. Vertet, révèlent 14 fours circulaires, des bassins de décantation d’argile, et des vestiges de cabanes associées. Trois périodes de production sont identifiées : sous Tibère (14–37), les Flaviens (fin Ier s.), et au IIe siècle (époque d’Hadrien, 117–138).

La production du site se distingue par sa céramique sigillée, ses gobelets en terre fine, et surtout ses mortiers en terre blanche estampillés (ex. : ANNVS F, AVGVRINVS, CARATVCCVS). Ces objets, diffusés jusqu’en Bourgogne (Autun, Alésia) et en Côte-d’Or, attestent d’un commerce régional actif. Le site, menacé par des travaux routiers dans les années 1970, est classé monument historique en 1974 pour préserver ses parcelles archéologiques (fours, dépotoirs, et traces de port d’embarquement supposé).

Aucune installation antérieure aux ateliers de potiers (Ier s.) n’a été identifiée, à l’exception de silex néolithiques. Le site décline après le IIe siècle, laissant place à une motte féodale médiévale. Les estampilles, comme MATVRV ou VICANVS, offrent des indices sur les artisans et les réseaux de distribution, tandis que les fouilles révèlent des techniques de cuisson variées (céramique oxydante, micacée). Les travaux d’H. Vertet et les publications dans Gallia (1961, 1973) documentent son importance pour l’étude de la céramique gallo-romaine en Gaule centrale.

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