Construction de la Maison à Portiques Fin Ier siècle av. J.-C. (≈ 5 av. J.-C.)
Domus inspirée de Pompéi, 975 m²
Fin IVe siècle
Construction de la basilique
Construction de la basilique Fin IVe siècle (≈ 495)
Architecture syrienne, abandonnée au Ve
1910
Première découverte archéologique
Première découverte archéologique 1910 (≈ 1910)
Sarcophages exhumés lors d’un puits
1973
Fouilles préventives
Fouilles préventives 1973 (≈ 1973)
Découverte des mosaïques et basilique
2007
Classement monument historique
Classement monument historique 2007 (≈ 2007)
Protection des vestiges et mosaïques
2021
Transfert des collections
Transfert des collections 2021 (≈ 2021)
Mosaïques exposées à Narbo Via
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir notice PA11000039
Personnages clés
Donnadieu - Propriétaire du terrain en 1910
Découvreur des premiers sarcophages
Marcus Clodius Aestivo - Propriétaire présumé d’une domus
Nom gravé sur un autel votif
Origine et histoire des Vestiges archéologique majeurs
Les vestiges archéologiques du Clos de la Lombarde, situés au 28 rue Chanzy à Narbonne (Occitanie), forment un ensemble gallo-romain exceptionnel découvert lors de fouilles à partir de 1973. Le site révèle un quartier résidentiel du Ier au Ve siècle, composé de deux domus (Maison à Portiques et Maison au Grand Triclinium), des thermes, un atelier de salaison et une basilique paléochrétienne. Les mosaïques et peintures murales mises au jour ont motivé son classement aux monuments historiques en 2007.
Les premières traces d’occupation remontent à 1910, avec la découverte de sarcophages lors du creusement d’un puits. En 1973, des fouilles préventives avant la construction d’un hôtel des impôts révèlent des fragments de peintures et mosaïques des Ier-IIe siècles, ainsi qu’une basilique des IVe-Ve siècles. Le ministère de la Culture acquiert alors le terrain. Les campagnes de fouilles (1974 et suivantes) identifient un quartier abandonné au IIIe siècle, probablement en raison des invasions barbares, puis réinvesti pour la basilique.
La Maison à Portiques (975 m2, fin Ier siècle av. J.-C.) s’inspire des modèles pompéiens, avec un atrium et un péristyle abritant la fresque au génie. La Maison au Grand Triclinium (705 m2), adjacente, doit son nom à une salle de banquet de 87 m2 ; un autel votif y mentionne Marcus Clodius Aestivo. Les thermes (milieu Ier siècle), partiellement visibles, et un atelier de salaison (abandonné au Ier siècle) complètent l’ensemble.
La basilique paléochrétienne (fin IVe siècle, 27,5 x 13,7 m) adopte une architecture proche des édifices syriens. Construite hors des remparts, elle est abandonnée au Ve siècle. Le site, géré par l’État et la commune de Narbonne, est aujourd’hui ouvert au public par l’association Les Amis du Clos de la Lombarde, bien que menacé par les intempéries et le vandalisme (ex. : dégradation d’une mosaïque en 2023).
Les éléments mobiliers (mosaïques, fresques) étaient exposés au musée archéologique de Narbonne avant leur transfert en 2021 au musée Narbo Via, dédié à la Narbonne antique. Le site, partiellement fouillé, recèle encore quatre autres maisons et un atelier d’artisans non explorés, sous le cimetière adjacent.